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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Élection présidentielle du 16 novembre 2023 à Madagascar : tournant historique en période contestée


Le premier tour de l'élection présidentielle prévu pour demain se dessine comme un événement politique sans précédent dans l'histoire de Madagascar. Cette élection inédite est le théâtre de situations exceptionnelles, mettant en lumière des fissures profondes dans le processus démocratique du pays.

Contexte historique Le 16 novembre 2023 restera gravé dans l'histoire du pays en tant que date du premier tour de l'élection présidentielle, déjà marquée par des circonstances inhabituelles. Cruciale pour la nation, cette élection, appelant les électeurs à choisir le nouveau président, se distingue par le boycott majoritaire des candidats inscrits. Le Collectif des candidats, regroupant un nombre substantiel de prétendants à la présidence, dont Marc Ravalomanana, Hajo Andrianainarivelo, Hery Rajaonarimampianina, Brunelle Razafintsiandraofa, Auguste Paraina, Jean-Jacques Ratsietison, Andry Raobelina, Roland Ratsiraka, Tahiana Razafinjoelina, a appelé à l'abstention. Ce fait sans précédent jette une ombre sur la légitimité du processus électoral, suscitant un débat animé. Face à ce boycott, seuls Andry Rajoelina, président sortant, Siteny Randrianasoloniaiko et Sendrison Daniela Raderanirina se présenteront au scrutin.

Une opposition inhabituelle et une unité rare Un aspect novateur réside dans le choix de nombreux candidats de ne pas mener des campagnes traditionnelles. Ils ont préféré organiser des manifestations massives de contestation depuis un mois, rejetant catégoriquement le processus électoral en cours.


Le Collectif des candidats a maintenu sa stratégie depuis le début officiel de la campagne électorale le 10 octobre : absence de meetings en province, aucune distribution de goodies ou de gadgets promotionnels, mais des rassemblements urbains appelant à la contestation du processus en cours. Leur stratégie vise à remettre en question le contrôle du processus par le triumvirat, incluant la commission électorale, la Haute Cour constitutionnelle et le gouvernement. Cet accent mis sur la candidature d'Andry Rajoelina différencie ce scrutin du 16 novembre des précédentes élections, marquant une première dans l'histoire politique du pays où les candidats s'unissent ouvertement pour dénoncer la tenue du scrutin. Cette unité rare témoigne d'une préoccupation partagée quant à l'intégrité du processus électoral, mettant en lumière des tensions grandissantes dans le pays.

Préoccupations sécuritaires et contestations précoces Les protestations avant le jour des élections marquent un tournant significatif. Les milliers de partisans du Collectif des candidats expriment leurs préoccupations concernant l'équité et la transparence du processus électoral, bien avant le jour du scrutin, signe d'une nouvelle dynamique politique. Contrairement aux élections précédentes, le traditionnel silence électoral de la veille du scrutin est menacé par un mouvement de contestation initié par les opposants à l'élection, remettant en question les normes électorales établies. De manière inédite, les forces de sécurité sont fortement mobilisées pour garantir la sécurité des bureaux de vote et des centres de vote. Leur présence armée et dissuasive souligne l'ampleur des préoccupations sécuritaires entourant ce scrutin exceptionnel.


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