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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Alieu Kosiah, ex-chef de guerre libérien coupable de crimes contre l'humanité en Suisse.

Première condamnation en Suisse pour crimes contre l'humanité : Alieu Kosiah, ancien officier rebelle libérien, reconnu coupable de meurtres, viols et actes de cannibalisme.



Alieu Kosiah, qui a toujours nié les accusations portées contre lui, a été une fois de plus condamné à 20 ans de prison malgré sa défense. Cette affaire est devenue emblématique en Suisse, établissant ainsi un précédent juridique. En tant qu'ancien commandant du mouvement rebelle ULIMO, il était accusé d'avoir ordonné ou commis 19 meurtres, ainsi que d'avoir commis des viols, des pillages et même d'avoir pratiqué le cannibalisme. C'est la première fois que la Suisse reconnaît un crime contre l'humanité, bien que cette infraction n'ait été intégrée dans le code pénal qu'en 2011. Cette décision de justice sans précédent envoie un message fort à l'échelle mondiale selon les organisations à l'origine de la procédure contre Alieu Kosiah. La condamnation initiale de 20 ans de prison pour crimes de guerre, prononcée il y a deux ans, a été confirmée lors de l'appel, auquel s'est ajoutée l'accusation de crimes contre l'humanité. Le fait que ces faits remontent à plusieurs décennies rend ce procès historique.


La décision de justice suisse prouvant la possibilité de poursuivre des crimes internationaux même à 7 000 km a été saluée par Alain Werner, directeur de Civitas Maxima, défenseur de quatre des sept plaignants. Il considère cette décision comme historique pour la Suisse et le Liberia, rendant hommage au courage des victimes abandonnées par leur gouvernement et les Nations Unies. Après plus de 35 ans depuis le début et 20 ans après la fin de la guerre, le Liberia attend toujours justice. Avec les élections présidentielles à venir, on espère que cette quête de justice sera enfin résolue pour le bien de la population. Ce verdict envoie un double message fort : encourager les victimes à briser le silence et demander justice, et mettre la pression sur les criminels en liberté, leur montrant que le passé peut toujours les rattraper, même après 30 ans. Malgré l'ancienneté des faits et l'absence de preuves matérielles, les témoignages des victimes ont servi de base à l'accusation, tandis qu'Alieu Kosiah a toujours nié les accusations. Depuis Monrovia, Hassan Bility de l'ONG GJRP souligne l'importance pour le gouvernement libérien de mettre fin à l'impunité avant qu'il ne soit trop tard, étant donné qu'aucun ancien criminel libérien n'a été jugé dans le pays depuis la fin de la guerre.

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