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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Assainissement au sein de la présidence : débat sur les mesures de Rajoelina pour la moralisation publique



Les récentes annonces d'Andry Rajoelina concernant un assainissement au sein de la Présidence de Madagascar ont suscité des débats animés quant à la nécessité et à l'efficacité de telles mesures pour moraliser la vie publique.


Discours fort contre la corruption

Andry Rajoelina a dénoncé publiquement les trafics d'influence et la corruption au sein de la Présidence, soulignant la nécessité de placer les intérêts communs au-dessus des intérêts personnels. Cette prise de position forte a été suivie de l'annonce de la mise en place de nouvelles normes et structures au sein de l'institution présidentielle.


Mesures draconiennes et réactions mitigées

Lors de la présentation des vœux du personnel de la Présidence, Rajoelina a pointé du doigt les trafics d'influence, promettant des abrogations massives de nominations de chargés de mission et de directeurs accusés de favoriser la corruption. Cependant, cette approche draconienne a suscité des réactions mitigées, certains saluant la volonté de lutter contre la corruption tandis que d'autres ont exprimé des inquiétudes quant aux possibles conséquences politiques et administratives de ces mesures radicales.


Vers une gouvernance moralisée ?

L'assainissement prévu par Rajoelina vise également les futurs membres du gouvernement, avec une attention particulière portée à la moralisation de la vie publique dans le choix des candidats ministériels. Le rôle crucial du président dans la nomination et la cessation des fonctions des ministres, sur proposition du Premier ministre, soulève des questions sur l'étendue de cette gouvernance moralisée et sur les critères qui guideront ces choix.


Débat sur l'efficacité et l'impact

Cette volonté affichée de moraliser la vie publique soulève un débat sur l'efficacité réelle de ces mesures pour combattre la corruption. Certains se demandent si ces actions suffiront à endiguer durablement les trafics d'influence ou s'il s'agit simplement de mesures ponctuelles aux résultats incertains. D'autres pointent du doigt le risque de décisions politiques ou administratives arbitraires, potentiellement influencées par des considérations politiques et personnelles.


La tentative d'Andry Rajoelina d'instaurer un assainissement au sein de la Présidence suscite un débat complexe sur la pertinence, l'efficacité et les conséquences de telles mesures pour la vie publique à Madagascar. La question demeure de savoir si ces actions annoncées contribueront effectivement à lutter contre la corruption et à garantir une gouvernance plus éthique et transparente dans le pays.

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