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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Colombie : le gouvernement reconnait l'ELN comme « organisation politique armée rebelle ».

Le geste du gouvernement a été salué par l'ELN qui avait déclaré cette reconnaissance juridique comme indispensable à la poursuite du processus de paix.


La reconnaissance de l'ELN en tant qu'organisation politique armée rebelle par le gouvernement colombien à Mexico a été saluée par l'ELN comme indispensable pour la poursuite du processus de paix initié par le président de gauche Gustavo Petro. La reconnaissance juridique vise à distinguer l'ELN des groupes armés criminels, comme les narcotrafiquants, avec lesquels M. Petro s'efforce également de conclure une « paix totale ». Pour les négociations en cours, cela place l'ELN sur un pied d'égalité avec le gouvernement pour discuter de sujets politiques. Cette avancée est un signe d'apaisement important dans le cadre du conflit colombien. Les délégués ont par ailleurs décidé la mise en place d'un canal de communication fonctionnant pendant les suspensions de discussions.


Lors de la première session de négociation en 2022 au Venezuela, qui avait duré une vingtaine de jours, les deux parties étaient arrivées à plusieurs accords sur des actions humanitaires et des libérations d'otages, mais sans décider d'un cessez-le-feu. Puis le président Petro avait décrété le 1er janvier un cessez-le-feu avec cinq groupes armés, dont l'ELN, qui a peu après démenti l'annonce présidentielle. L'armée colombienne avait ensuite tué neuf membres présumés de l'ELN dans une opération fin janvier. Le cafouillage du cessez-le-feu illustre la complexité de la situation. L'Armée de libération nationale (d'inspiration guévariste), dernière guérilla constituée comme telle encore active dans le pays -fondée en 1964 et qui dispose de quelque 3500 combattants-, avait repris ses discussions avec le gouvernement en novembre 2022, après quatre ans d'interruption.


Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire de la Colombie, avait déclaré vouloir aboutir à une « paix totale » avec la multitude de groupes armés opérant dans le pays, très souvent impliqués dans le narcotrafic. Dans le cadre du conflit colombien, il y a la conscience qu'il y a une responsabilité collective des violences qui ont été commises, et que finalement, il y a des responsabilités partagées de ces violences. Malgré l'existence d'accords de paix, la situation reste difficile pour la population, qui subit les conséquences de ces groupes armés et de leur lutte pour le pouvoir. La tâche est immense pour le président Petro et son gouvernement, qui doivent faire face à une situation complexe et instable.

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