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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Contestations en Argentine : Javier Milei face à un test populaire


Des milliers de manifestants se sont réunis à Buenos Aires le 20 décembre sous différentes bannières, exprimant leur opposition au programme d’austérité annoncé par le président ultralibéral Javier Milei, en place depuis dix jours. Cette mobilisation, observée comme un test de résistance, survient alors que les mesures du "choc libéral" promis par Milei se mettent en place, accompagnées d'une vigueur sécuritaire renforcée.


Déroulement du rassemblement

Les manifestants convergeaient vers le centre de la capitale argentine alors que Javier Milei se rendait au siège de la police fédérale pour surveiller la situation dans les rues. La présence massive des forces de l'ordre, estimée à environ 5 000 policiers et gendarmes pour contrôler les manifestants, a marqué la journée. Le gouvernement a vanté la diminution du nombre de manifestants, tandis que des informations ont émergé sur des incidents et des violences policières signalés sur une partie du parcours.


Mesures sécuritaires et réaction

Le gouvernement, via Patricia Bullrich, ministre de la sécurité, a annoncé des mesures antimanifestations visant principalement à réprimer les interruptions de voies de circulation, une pratique sociale courante en Argentine. Bullrich a déclaré qu'il était temps de mettre fin à ces actions, qualifiant leur impact sur la circulation routière de "désordre total et absolu". Les forces de l'ordre ont reçu pour instruction d'intervenir face à ces manifestations, en faisant usage d'une "force proportionnelle à la résistance".


Ce rassemblement massif s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement et les organisations sociales, politiques et syndicales s'opposant aux politiques économiques et sécuritaires de Milei. Les critiques se multiplient contre ce durcissement des mesures, notamment en ce qui concerne la liberté de manifester.


Les manifestations du 20 décembre en Argentine ont témoigné du désaccord et de la préoccupation populaire concernant le programme politique de Javier Milei et des mesures sécuritaires annoncées. Cela souligne un climat de tensions croissantes et de mécontentement face aux orientations prises par le gouvernement, alimentant un débat national sur les droits civils et la gouvernance.

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