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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Découvrez l'Arboretum Raponda Walker, joyau préservé de la forêt tropicale gabonaise

Le président gabonais et son homologue français vont inaugurer un sentier pédagogique à l'arboretum Raponda Walker en marge du One Forest Summit, un sommet sur la préservation des forêts tropicales. Cette forêt classée est un musée vivant du patrimoine traditionnel du Gabon, abritant des dizaines d'espèces locales.


Au cœur de l'arboretum Raponda Walker, un groupe de randonneurs se promène paisiblement, entre les arbres majestueux et les lianes enchevêtrées. Pour ces citadins, c'est l'occasion de renouer avec la nature et de se ressourcer. Ils se réjouissent de pouvoir écouter les bruits des insectes et des oiseaux, et de profiter de l'air pur de la forêt. C'est une belle expérience qui leur permet de s'éloigner de l'agitation de la ville et de découvrir la beauté naturelle du Gabon.


Autrefois exploitée sous la colonisation, la forêt de l'arboretum Raponda Walker avait subi de graves dégradations avant d'être restaurée. La rapide urbanisation de Libreville, où vit la moitié de la population gabonaise, menaçait cette petite réserve naturelle, mais depuis 2012, elle est désormais classée et protégée de l'influence humaine. La forêt est un trésor de la culture gabonaise, abritant de nombreuses espèces de bois. Les visiteurs peuvent découvrir les secrets de ces essences, telles que l'okoumé, qui est utilisé dans de nombreux rituels du Gabon. L'écogarde du parc explique : « L'okoumé est important pour les Gabonais, car c'est la première lumière des Bantous, surtout les côtiers qui ont utilisé la torche indigène pour s'éclairer. La grande majorité des rites du Gabon utilisent l'okoumé. »


L'arboretum Raponda Walker abrite dorénavant 39 espèces endémiques et Prince Bissiemou, botaniste, travaille encore à reboiser la forêt. Au cœur de la végétation dense, il découvre une plante qui porte une petite grappe de baies. Il explique : « Lorsque l'on a une plante comme ça en fruits ou fleurs, c'est vraiment intéressant parce que nous voulons savoir quel type d'espèce c'est. Donc, elle doit être récoltée et amenée à l'Herbier national du Gabon. C'est là-bas que l'on va faire la comparaison. On essaie de voir si c'est une espèce endémique ou qui n'a pas encore été récoltée ailleurs. » Un programme de recherche mené il y a cinq ans avait déjà permis de découvrir deux nouvelles espèces de végétaux dans la forêt de l'arboretum.

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