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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Désinformation sur les réseaux sociaux : qui doit contrôler la vérité ?


À l'ère de la numérisation, les informations fusent à une vitesse incroyable, se propageant par le biais des réseaux sociaux. Si cela a renforcé le potentiel démocratique d'accessibilité à l'information, cela a également engendré une vague de désinformation. Dans ce contexte, l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en collaboration avec la Friedrich-Ebert-Stiftung Madagascar (FES), Transparency International-Initiative Madagascar, et Action Médias Francophones Madagascar (AMFM), s'est lancée dans une initiative de taille : lutter contre la désinformation.


L'objectif : une information de qualité

L'initiative, soutenue par l’OIF, vise principalement à mobiliser et renforcer les capacités des États francophones contre la désinformation. Un tel partenariat suggère l'importance du problème à échelle globale. Pourquoi ? Car la désinformation sape les fondements même de la démocratie : liberté d'opinion, accès à l'information, et diversité médiatique.


Projet "VaovaoCheck" : une réponse concrète

Face à la diffusion massive d’informations manipulées et au discours de haine, le projet "VaovaoCheck" se profile comme une réponse concrète. Avec une formation poussée pour les journalistes et la création d'une plateforme numérique dédiée, il s'agit là d'une initiative structurée pour contrecarrer la désinformation.


Question de légitimité et d'autorité

Mais ici se pose une question épineuse : qui détermine la vérité ? Bien que l'initiative soit louable, le risque est que cette lutte contre la désinformation devienne un mécanisme de contrôle de l'information. Après tout, la vérification des faits est-elle toujours objective ? Et qui garantit l'indépendance de ces vérificateurs ?


Les enjeux pour la démocratie

La désinformation, en période électorale notamment, peut avoir des conséquences dramatiques. Elle peut influencer les opinions, voire les votes. Les activités prévues, telles que la journée de sensibilisation du 30 septembre, montrent la volonté d'éduquer le grand public, mais cela suffira-t-il ? Est-ce que cibler la désinformation sans traiter sa source, à savoir la polarisation politique, les algorithmes des réseaux sociaux et l'éducation médiatique, est la solution ?


Lutter contre la désinformation est vital pour préserver la démocratie. Mais la démarche doit être transparente, impartiale et globale. Alors que des entités comme l'OIF, la FES, et l'AMFM se mobilisent pour ce combat, il appartient à chacun d'entre nous de rester vigilant, d'exercer notre esprit critique, et de veiller à ce que la quête de vérité ne se transforme pas en un instrument de pouvoir.

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