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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Djedda : la Chine s'implique dans les discussions sur l'Ukraine

La réunion de Djedda ouvre de nouvelles perspectives : la Chine s'associe à la table des négociations sur l'Ukraine. Quels changements cela pourrait-il apporter ?

Alors que la tension persiste en Ukraine, une réunion diplomatique a rassemblé une quarantaine de nations à Djedda, en Arabie Saoudite, les 5 et 6 août. Signe de l'évolution de la situation, la Chine, qui avait précédemment évité une rencontre similaire à Copenhague, a choisi d'assister à ces pourparlers. Répondant à l'invitation du prince Mohammed Ben Salman, Pékin s'est présenté pour partager ses vues, surtout avec les alliés de Kiev. Cette inclusion marque également une victoire diplomatique pour l'Arabie saoudite, qui, grâce à ses relations avec de grands acteurs tels que la Chine, la Russie et l'Ukraine, a pu créer un forum plus diversifié que la précédente réunion européenne au Danemark.


Au cours de ces discussions, les participants ont débattu du plan en dix points proposés par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Parmi les propositions décrivant le retrait total des forces russes, la libération des prisonniers de guerre et des garanties de sécurité pour l'Ukraine post-conflit. Malgré les divergences d'opinion, une convergence s'est dessinée autour du respect de la souveraineté ukrainienne et des principes du droit international. Néanmoins, Pékin continue de militer pour un simple cessez-le-feu, une position qui ne trouve pas d'écho favorable ni auprès de l'Ukraine ni de ses alliés.


Le bloc des BRICS, à l'exception notable de la Russie, était également présent à Djedda, renforçant ainsi le sentiment d'isolement international de Vladimir Poutine. Alors que cette présence est considérée par certains comme un signe encourageant, l'absence de la Russie a été ressentie et critiquée par de nombreux pays, y compris le Brésil. L'importance d'inclure tous les acteurs, en particulier à Moscou, dans les négociations pour une résolution pacifique a été soulignée. De son côté, la Russie reste ferme dans ses revendications, insistant sur la nécessité pour l'Ukraine d'accepter les nouvelles réalités territoriales.



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