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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

En matière de climat, le Kenya souhaite contribuer à la solution plutôt que de solliciter de l'aide

Le président du Kenya, William Ruto, défend une vision audacieuse au sommet climat de Paris.

Le président du Kenya, William Ruto, a pris la parole lors du sommet climatique de Paris avec une vision audacieuse. Plutôt que de demander de l'aide aux pays riches, il a plaidé en faveur d'une réforme de l'architecture financière mondiale afin de permettre aux pays en développement de contribuer activement à la résolution des problèmes climatiques. Selon lui, l'architecture financière actuelle est profondément injuste, punitive et inéquitable.


Ruto souligne que les pays en développement paient jusqu'à huit fois plus d'intérêts que les pays développés en raison de leur statut de pays à risque. Il souhaite donc attirer les investissements privés plutôt que de dépendre de l'aide au développement. Il rejette fermement le récit qui présente les Africains comme des victimes du changement climatique, en quête de faveurs et se lamentant. Selon lui, le Kenya ne demande pas d'aide, mais souhaite activement participer à la recherche de solutions.


Pour réaliser cette vision, Ruto insiste sur la nécessité de réformer le FMI et la Banque mondiale, de repenser la gestion de la dette des pays en développement et de mettre en place de nouvelles taxes internationales équitables, telles que celles sur le transport maritime, aérien ou les transactions financières. Il souligne que le Kenya dépense environ 10 milliards de dollars chaque année pour rembourser sa dette, une somme qui pourrait être redirigée vers le développement du pays, ayant un impact considérable sur la transition énergétique, la santé, l'électrification, et bien d'autres domaines.

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