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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

FFKM : le médiateur de l’unité dans la tempête électorale


L'élection présidentielle à Madagascar, prévue pour le 9 novembre, s'annonce déjà sous haute tension. Dans cette ambiance électrique, le Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) se présente en arbitre, cherchant à apaiser les animosités et à encourager le dialogue entre les candidats.


La récente réunion organisée par le FFKM à l'église anglicane d'Ambohimanoro témoigne de cette volonté d'intervention pacifique. Rassemblant 13 candidats à la présidentielle, cet événement s'inscrit dans une démarche proactive visant à promouvoir la stabilité et la paix tout au long du processus électoral. Le message est clair : la priorité est à la discussion et à la conciliation.


La déclaration du Pasteur Denis Rakotozafy, président de l'Église luthérienne de Madagascar, est particulièrement significative : "Tout le monde accepte de dialoguer". Cette ouverture au dialogue est d'autant plus notable que l'un des principaux candidats, Andry Rajoelina, n'était pas présent lors de la rencontre, bien qu'il ait eu un échange distinct avec le FFKM.


Cependant, malgré ces efforts de médiation, le climat politique reste tendu. Les manifestations, organisées par le collectif des candidats, montrent une détermination de l'opposition à faire entendre sa voix. Et bien que le FFKM ait appelé à l'apaisement, les tensions demeurent palpables, comme en témoigne la répression policière lors d'une récente manifestation.


Ce qui frappe, c'est la capacité du FFKM à jouer un rôle de modérateur dans cette crise. Ses interventions successives, que ce soit avec les candidats ou lors des manifestations, démontrent une volonté de préserver une certaine neutralité et d'encourager le dialogue.

Cependant, des défis majeurs se profilent à l'horizon, comme le témoigne la tentative des députés de l'opposition de se rassembler à la Place du 13 mai, rapidement contrecarrée par la Préfecture. Dans ce contexte, le rôle du FFKM sera crucial pour naviguer entre les revendications des candidats et les impératifs de stabilité du pays.


En conclusion, la situation à Madagascar est complexe. L'élection présidentielle, cruciale pour l'avenir du pays, se déroule dans un contexte de méfiance et de tensions palpables. Le FFKM, dans son rôle de médiateur, a la lourde tâche de faciliter le dialogue et d'apaiser les tensions. La question demeure : parviendra-t-il à réunir tous les acteurs autour d'une vision commune pour l'avenir de Madagascar?

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