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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Fièvre préélectorale : Les rivalités s'exacerbent à l'approche de la Présidentielle 2023.

Les attaques virulentes sur les réseaux sociaux préfigurent une campagne électrique tendue entre les principaux prétendants au trône présidentiel de Madagascar.


La scène politique malgache est en ébullition alors que la précampagne électorale bat son plein en vue de l'élection présidentielle prévue pour novembre. Trois personnalités se démarquent dans cette course effrénée : le président en exercice, Andry Rajoelina, l'ancien président Marc Ravalomanana qui vient tout juste d'annoncer sa candidature, et le président de la Confédération africaine du Judo, Siteny Randrianasoloniako, également député élu dans le Sud. Leurs meetings politiques respectifs cristallisent l'attention, tandis que les réseaux sociaux deviennent le terrain de prédilection pour des attaques féroces entre leurs partisans.

Les échanges sur les plateformes en ligne révèlent une violence inouïe, visant principalement Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Non seulement les militants de ces deux camps s'invectivent mutuellement, mais les partisans de Siteny Randrianasoloniako se joignent également au lynchage virtuel, alimentant davantage les tensions. Si cette hostilité se transpose dans la réalité, il y a de quoi craindre une escalade des violences lors des affrontements physiques.

D'autres potentiels candidats se distinguent par leur activisme sur le terrain, bien qu'ils se fassent plus discrets dans les médias. C'est notamment le cas d'Andry Raobelina, propriétaire de plusieurs chaînes de télévision dans la capitale et ancien bras droit d'Andry Rajoelina durant la période de Transition entre 2009 et 2013. De son côté, Hajo Andrianainarivelo, fondateur du parti Malagasy Miara Miainga (MMM) et ancien ministre de l'Aménagement du territoire, semble jouer la carte du mystère tout en multipliant les apparitions médiatiques. Récemment, il a suggéré que Andry Rajoelina ne parviendrait pas à être réélu au second tour de la prochaine présidentielle, soulignant les lacunes du régime dont il s'est détourné il y a environ un an.

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