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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Formation et coopératives à Madagascar : une approche durable pour le développement local?


Les coopératives rurales à Madagascar reçoivent une nouvelle bouffée d'air frais grâce à un programme de formation conjoint entre le ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation (MICC) et l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Cette initiative a pour but de renforcer les coopératives agricoles, notamment dans les régions de Alaotra Mangoro, Bongolava et Atsinanana. Mais est-ce suffisant pour catalyser un changement durable?


Contexte et objectifs

Des sessions de formation ont été spécialement conçues pour améliorer la gestion, le leadership et la compréhension des réglementations coopératives. Les coopératives Tsaravohi Miray et Miaro, basées dans la région Alaotra Mangoro, ont déjà bénéficié de cette formation intensive. De plus, une nouvelle coopérative, Fitahianasoa, a été créée dans la région de Bongolava, axée sur la production d'arachides et de légumineuses.


Un Modèle économique à prouver

La première question qui se pose est la viabilité économique des coopératives. Est-ce que la formation en gestion et en leadership est suffisante pour créer un modèle économique durable? Sans mécanismes de suivi et d'évaluation, la formation pourrait simplement aboutir à un renforcement théorique des compétences sans effets concrets sur le terrain.


Diversité des secteurs et équité de genre

Il est à noter que ces coopératives ne se limitent pas à un seul secteur d'activité. Alors que Tsaravohi Miray et Miaro sont axées sur la production de semences et la riziculture, Fitahianasoa est spécialisée dans la culture d'arachides et de légumineuses. De plus, dans la région d'Atsinanana, une association centrée sur la protection de la forêt envisage de devenir une coopérative. Cette diversité peut être une force, mais aussi un défi en matière de coordination et de partage des meilleures pratiques. De plus, l'équité de genre est un autre aspect à considérer, notamment puisque l'association d’Ambalabe compte 50% de femmes parmi ses membres.


Le Rôle de la coopération internationale

La présence de la JICA dans ce projet de formation met en lumière le rôle de la coopération internationale dans le développement local. Bien que cette implication puisse apporter une expertise précieuse, elle soulève également des questions sur la dépendance à l'égard de partenaires étrangers pour le développement durable.


L'initiative du MICC et de la JICA est sans doute une étape positive dans le renforcement des coopératives à Madagascar. Cependant, pour mesurer véritablement son impact, il faudra prendre en compte divers facteurs comme la viabilité économique, la diversité sectorielle, l'équité de genre et l'indépendance par rapport à l'aide étrangère. Un suivi rigoureux et une évaluation périodique seront donc cruciaux pour assurer que ces formations se traduisent par une croissance économique durable et un véritable développement local.

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