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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Guerre Israël-Hamas : les familles d'otages divisées et l'impasse du gouvernement Nétanyahou

Les familles des otages israéliens, enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023, se retrouvent divisées dans leurs tentatives d’influencer le gouvernement de Benjamin Nétanyahou. Malgré leurs efforts, elles peinent à peser sur les décisions du gouvernement israélien.



Mardi, certaines familles ont réussi à obtenir la signature de 70 députés sur 120 en soutien à une proposition de cessez-le-feu de l’État hébreu. Cependant, cette division interne parmi les familles rend leur influence sur le gouvernement limitée. Officiellement, 43 otages sont déclarés morts, et seulement la moitié des 124 captifs sont présumés vivants. Cette réalité tragique complique encore la situation.


Comptabilité Macabre à Bnei Brak

Dans les bureaux de Bnei Brak, une banlieue religieuse de Tel-Aviv, une centaine de militaires israéliens, sous la direction du général de réserve Nitzan Alon, tiennent depuis sept mois une comptabilité macabre. En coopération avec les forces spéciales et les unités d’élite du renseignement militaire, ils rassemblent des preuves de vie et des indices de décès parmi les otages encore détenus par le Hamas. Ces efforts visent à obtenir des informations cruciales sur le sort des captifs.


Annonce tragique de nouveaux décès

Lundi 3 juin, l’armée israélienne a mis à jour ce décompte en annonçant la mort de quatre otages, dont les corps demeurent à Gaza. Parmi eux se trouvent un citoyen israélien et britannique, Nadav Popplewell, et trois octogénaires capturés au kibboutz Nir Oz, dont Amiram Cooper, un des fondateurs de cette collectivité agricole en 1955. Cette nouvelle tragique a intensifié la pression sur le gouvernement israélien, exacerbant les débats internes concernant une nouvelle proposition de cessez-le-feu.


Manifestations et pressions politiques

Des proches des captifs et leurs soutiens ont manifesté lundi soir à Jérusalem et à Tel-Aviv, bloquant la voie rapide qui traverse la ville. Ces manifestations reflètent le désespoir et la frustration des familles, comme en témoigne Einat Zangauker, mère d’un otage encore détenu à Gaza : « Voilà le résultat de la pression militaire. Nous les récupérons morts. » Cette déclaration poignante souligne le sentiment d'impuissance et de désillusion parmi les proches des otages.


Une problématique complexe pour le gouvernement

Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou est confronté à une situation complexe et délicate. La proposition de cessez-le-feu, censée permettre la libération d’une partie des otages, divise les responsables politiques et militaires. Certains y voient une opportunité pour sauver des vies, tandis que d’autres craignent qu’un tel accord ne renforce le Hamas et ne compromette la sécurité à long terme d’Israël.


Lutte pour la vie et l’unité

La guerre Israël-Hamas et la question des otages continuent de susciter des tensions et des débats au sein de la société israélienne. Les familles des otages, bien que divisées, poursuivent leur lutte pour influencer les décisions du gouvernement et obtenir la libération de leurs proches. L'avenir de ces captifs reste incertain, et les divisions internes ne font qu’ajouter à la complexité d'une situation déjà désespérante.

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