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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Héritage d'une militante engagée : Michèle Rivasi, une voix contestée de l'écologie


Michèle Rivasi, décédée le 29 novembre à Bruxelles à l'âge de 70 ans, a laissé une empreinte durable dans le domaine de l'écologie et de la politique. Née à Montélimar (Drôme) en 1953, elle fut une personnalité controversée, tant appréciée pour son militantisme interne que critiquée pour ses prises de position, notamment sur la vaccination.

Sa quête pour la vérité et l'indépendance scientifique a été initiée par le survol du nuage de Tchernobyl en France en 1986. À cette époque, alors que son mari, pilote de ligne, rapportait des conseils de prudence en provenance d'Italie, elle découvrit qu'en France, rien n'était mentionné à propos de cette catastrophe. Cette omission a engendré chez elle un besoin pressant de transparence et de vérité.

La fondation de la Criirad : une contribution à l'indépendance scientifique Face à ce manque d'informations, Michèle Rivasi a fondé, avec une centaine de personnes, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Son laboratoire a réalisé des analyses cruciales, contribuant à révéler la dissimulation étatique sur les retombées de la catastrophe nucléaire. Cette initiative courageuse a été le point de départ d'une série d'expertises indépendantes menées par Rivasi et son équipe. Leur travail a couvert un large spectre, allant des pollutions radioactives héritées des mines d'uranium du Limousin aux déchets et rejets des centrales nucléaires en activité.

Figure des verts : entre louanges et controverses Michèle Rivasi a été une figure incontestée du mouvement des Verts, luttant pour la transparence et l'éthique scientifique. Cependant, ses prises de position audacieuses, en particulier sur la vaccination, ont suscité la polémique et ont été critiquées à maintes reprises. Malgré cette controverse, elle est restée une voix forte de l'écologie, contribuant à façonner la politique environnementale.

Un héritage durable Mère de deux filles, elle a consacré sa vie à son engagement écologique et scientifique. Elle considérait ses années à la tête de la Criirad comme un véritable sacerdoce, un combat pour la vérité scientifique et la protection de l'environnement. Sa disparition laisse un vide dans le paysage politique et écologique, mais son héritage d'intégrité, de courage et de dévouement reste une inspiration pour les militants écologistes et les défenseurs de la transparence scientifique.

La mort de Michèle Rivasi marque la fin d'une époque, mais son impact continuera de se faire sentir dans les luttes pour l'environnement et la justice scientifique. Sa détermination à défendre la vérité scientifique et à rendre des comptes perdurera dans les annales de l'histoire écologique et politique.


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