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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

HCC et CENI: l'urgence d'une réforme électorale


Alors que les élections approchent, les institutions clés en charge des scrutins, la Haute cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sont sous un feu croisé de critiques. Jugées partiales et trop proches du président sortant, Andry Rajoelina, ces institutions sont devenues la cible de nombreux candidats et analystes politiques, remettant en cause leur crédibilité.


L'érosion de la confiance

La perte de confiance en ces institutions est symptomatique d'un malaise plus large dans le système électoral. L'Union européenne, à travers une mission d'évaluation, a même pointé du doigt la nomination de figures controversées à la tête de la HCC et de la CENI comme étant nuisibles à l'image d'indépendance de ces institutions. Cette situation expose le pays à une crise de légitimité qui pourrait mettre en péril la stabilité politique.


Des critiques internes et externes

Le diagnostic de la crise institutionnelle ne vient pas uniquement des instances internationales. Des analystes politiques locaux comme Serge Zafimahova insistent sur la nécessité d'une réforme profonde. Selon lui, la crédibilité des institutions électorales doit être restaurée en restructurant leur composition et en imposant des critères de sélection rigoureux pour leurs membres.


La plateforme Dinike et les solutions alternatives

La plateforme Dinike offre une vision pragmatique de la réforme nécessaire. Elle souligne l'importance de doter la CENI de pouvoirs coercitifs et de garantir son indépendance budgétaire et financière. De plus, elle met l'accent sur la nécessité de sécuriser les listes électorales et les processus d'identification, compte tenu de la multiplication des fausses cartes d'identité nationales.


Au-delà de la crise, vers un processus participatif

Pour éviter une crise électorale prévisible, il est impératif d'engager un processus participatif et inclusif. Cela permettrait de consolider les efforts déployés par différentes parties, y compris des organisations comme le FFKM, pour garantir des élections transparentes et crédibles.


Face à ces critiques et défis, le statu quo n'est plus une option viable. Il est urgent d'entreprendre des réformes substantielles pour restaurer la confiance du public dans les institutions électorales. Seule une démarche participative, transparente et inclusive pourra éviter une crise préélectorale ou postélectorale qui sape le processus démocratique du pays.

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