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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Intervention de l'ONU dans le processus électoral : entre diplomatie et quête de stabilité


Face à la montée des tensions à l'approche des élections du 09 novembre, l'Organisation des Nations Unies (ONU) se positionne comme un médiateur actif. L'envoyé spécial Parfait Onanga-Anyanga, à la tête d'une délégation onusienne, se retrouve au cœur de cet échiquier politique, multipliant les rencontres avec les acteurs majeurs de la scène politique.


Depuis leur arrivée mercredi dernier, ces émissaires, venus du siège new-yorkais de l'organisation, ne chôment pas. Leur emploi du temps, ponctué de rendez-vous avec des personnalités telles qu'Andry Rajoelina, ancien président de la République, et le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, montre leur volonté d'embrasser le spectre politique dans son ensemble. Mais au-delà des enjeux purement politiques, la dimension économique n'est pas en reste, comme en témoigne la rencontre entre Facinet Sylla, administrateur du FMI, et le Premier ministre, Christian Ntsay.


L'enjeu principal : une élection apaisée

La mission principale de cette délégation onusienne est claire : assurer le bon déroulement du processus électoral, dans le respect des normes démocratiques internationales. Le message transmis est un appel à des élections apaisées, incontestables et acceptées par toutes les parties concernées. Il s'agit également de montrer l’engagement de la communauté internationale, y compris des pays partenaires de Madagascar, à accompagner le pays vers la stabilité.


Un front uni pour la démocratie

L'effort ne se limite pas à l'ONU. La société civile, renforcée par le soutien du conseil œcuménique des Églises chrétiennes, s'érige en garde-fou face aux risques de crise politique. Dans un pays marqué par des défis socio-économiques considérables, cette élection revêt un caractère particulièrement crucial.


Les Églises, fort de leur influence morale, s'investissent pour instaurer un climat de paix et de réconciliation. Leur rôle est d'autant plus essentiel dans cette période où le respect mutuel est mis à rude épreuve. À leurs côtés, des organisations non gouvernementales, des défenseurs des droits de l'homme et des citoyens engagés œuvrent pour une transparence électorale irréprochable.


Alors que Madagascar s'apprête à vivre un moment charnière de son histoire démocratique, l'implication de l'ONU, des Églises et de la société civile est un signe fort de l'importance d'une élection transparente et paisible. La Grande Île est à la croisée des chemins, et ces acteurs majeurs pourraient bien être la clé d'une transition démocratique réussie.

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