top of page

L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

L'État de la démocratie à Madagascar : les alerte de la société civile en période pré-électorale


La récente prise de position de la société civile malagasy sur la situation pré-électorale du pays ouvre la porte à un débat politique inévitable. Ce collectif d’organisations met en garde contre la détérioration du climat politique, soulignant d'abord le problème de la double nationalité du président sortant, Andry Rajoelina. Leurs préoccupations posent une question centrale : jusqu'à quel point la citoyenneté étrangère d’un leader politique compromet-elle la souveraineté d'une nation ? En exigeant la renonciation à sa nationalité française par lettre officielle, la société civile soulève une question pertinente sur la loyauté et l'engagement de celui qui occupe la plus haute fonction du pays.


La démission du président du sénat : un symptôme de crise institutionnelle ?

Une autre inquiétude concerne la démission du président du Sénat, qui selon la Constitution, aurait dû assumer le rôle de Chef d’État par intérim en cas d'incapacité du président de la République. Son retrait pose des questions sur la viabilité des institutions constitutionnelles du pays. Est-ce le symptôme d’une crise plus profonde qui atteint le cœur de la gouvernance politique à Madagascar ? Si les piliers institutionnels ne respectent pas leurs propres rôles définis par la Constitution, comment peuvent-ils être perçus comme des gardiens de la démocratie et de la stabilité du pays ?


Un système électoral en question

La société civile s'alarme également de la crédibilité des futurs scrutins sous un gouvernement adoubé par la Haute Cour Constitutionnelle. L'objectif n'est pas seulement une élection juste, mais aussi un climat apaisé pour éviter les contestations post-électorales qui pourraient engendrer une instabilité plus grande. Selon ces organisations, pour instaurer la confiance dans le processus électoral, un gouvernement de consensus doit être établi, similaire à ce qui a été fait en 2018.


Libertés fondamentales et espaces de dialogue

Au-delà des questions institutionnelles et de légitimité, ce qui frappe c’est l’appel pour la protection des libertés fondamentales d'expression, de manifestation et de réunion. Selon la société civile, ces espaces de dialogue public sont essentiels pour une décision électorale réfléchie du peuple malagasy. En quoi la restriction de ces libertés serait-elle le symptôme d’un état démocratique fragilisé ?


Vers un débat national inévitable

Les alertes de la société civile s'inscrivent dans une trame plus large d'interrogations sur la qualité de la démocratie à Madagascar. Elles forcent à repenser le contrat social entre les dirigeants et les dirigés. Faut-il y voir l’urgence d'un débat national sur l'état de la démocratie et de la gouvernance dans le pays ? Une chose est certaine : ces questions, loin d'être anodines, soulignent les enjeux multiples qui se posent à Madagascar en cette période pré-électorale critique.

3 vues0 commentaire

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page