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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

L'explosion du nombre de vacataires dans l'enseignement supérieur : une précarisation préoccupante



Une note récente du collectif Nos services publics met en lumière une tendance alarmante dans l'enseignement supérieur français : l'explosion du nombre de vacataires. Cette augmentation de 30 % en sept ans est une source de préoccupation majeure, car elle a conduit à une précarisation croissante des enseignants en attente de titularisation.


Recours massif aux vacataires : une pratique courante

Le recours massif aux vacataires est devenu une pratique courante dans les universités, où ces enseignants précaires représentent désormais la majorité du personnel enseignant. Initialement conçu comme un moyen de faire intervenir ponctuellement des professionnels du secteur économique, le statut de vacataire est aujourd'hui largement utilisé pour pallier le manque d'enseignants titulaires ou contractuels.


Précarité prolongée et tâches dévalorisées

Cependant, cette utilisation extensive des vacataires soulève plusieurs problèmes. Tout d'abord, elle prolonge indéfiniment la période de transition entre la thèse et la titularisation, en raison du faible nombre de postes disponibles chaque année. Ensuite, les vacataires se voient souvent confier les tâches les moins prestigieuses de l'université, tout en étant responsables d'enseigner les fondements du savoir universitaire en premier cycle.


Exclusion des effectifs : une situation inquiétante

Un aspect particulièrement préoccupant de cette situation est que les enseignants vacataires ne sont pas inclus dans les effectifs des universités, car leur statut est assimilé à une prestation de services plutôt qu'à un emploi. Cette omission permet aux établissements d'enseignement supérieur de satisfaire artificiellement les objectifs de limitation des emplois publics, tout en rendant les postes plus précaires.


Défis et solutions

Cette précarisation croissante du personnel enseignant pose un défi majeur pour l'enseignement supérieur français. Non seulement elle compromet la qualité de l'enseignement et de la recherche, mais elle nuit également au bien-être des enseignants eux-mêmes, confrontés à une instabilité professionnelle permanente. Pour remédier à cette situation, il est nécessaire de repenser les politiques de recrutement et de titularisation dans les universités, en garantissant des conditions de travail stables et équitables pour tous les enseignants. Il est également crucial d'investir davantage dans l'éducation afin de créer des postes permanents et de garantir la pérennité de l'enseignement supérieur en France.


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