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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La décarbonation du transport aérien : l'urgence d'investir dans le carburant durable

Le salon du Bourget, qui ouvre ses portes après quatre ans d'absence due à la pandémie de Covid-19, met en lumière un sujet crucial : la décarbonation du transport aérien et la recherche de solutions durables pour réduire les émissions de CO2.



Parmi les différentes pistes envisagées pour éliminer les émissions des avions, le recours au carburant durable se positionne en tant que solution privilégiée. Bien que le transport aérien ne représente que 3% des émissions de CO2, sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique est estimée à environ 6%, principalement en raison des rejets issus de la combustion du kérosène.

Atteindre l'objectif de zéro émission d'ici 2050 nécessitera non seulement la construction d'aéronefs plus légers et plus économes en carburant, une initiative à laquelle les constructeurs travaillent intensément depuis des années, mais également le renouvellement complet des flottes existantes. Bien que des essais soient en cours pour développer des avions à hydrogène, ces technologies sont encore au stade expérimental. Par conséquent, la seule solution techniquement réalisable et rapide pour éliminer le carbone dans l'aviation repose sur le carburant durable, également connu sous le nom de SAF (sustainable aviation fuel) dans le jargon de l'industrie aérienne.


L'Europe a fixé un objectif ambitieux : que 65% des pleins d'avions soient réalisés avec du carburant durable d'ici 2050. Cependant, pour atteindre cet objectif à l'échelle mondiale, il faudrait produire 450 milliards de litres de ce carburant vert, selon l'Association internationale du transport aérien. Malheureusement, la production actuelle est encore insignifiante, avec seulement 300 millions de litres fabriqués et commercialisés en 2022, soit trois fois plus qu'en 2021. Cette quantité demeure négligeable par rapport aux besoins réels. Elle représente seulement 0,1% de la consommation mondiale nécessaire pour le transport aérien et 0,05% de la consommation européenne.


À partir de 2025, Bruxelles a imposé une exigence minimale de 2% d'incorporation de SAF dans les réservoirs, une proportion qui augmentera progressivement pour atteindre 65% d'ici 2050. Les compagnies aériennes sont déjà en train de sécuriser leur approvisionnement en carburant durable. Il est donc urgent de développer de nouvelles capacités industrielles pour répondre à cette demande pressante. Face aux enjeux climatiques, l'investissement dans le carburant durable est essentiel pour réaliser une transition vers une aviation plus respectueuse de l'environnement et contribuer à la réduction globale des émissions de CO2.

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