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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

La désobéissance civile s'embrase en Iran : à la recherche d'une étincelle

En Iran, la contestation post-mortem de Mahsa Amini et des manifestations anti-pouvoir ont laissé place à une désobéissance civile sporadique, risquée pour les Iraniens qui l'adoptent comme moyen de lutte.


Malgré la sporadicité des manifestations depuis janvier, les Iraniens ont recours à la désobéissance civile pour continuer leur contestation du pouvoir en place, comme en témoignent les actes symboliques de certaines femmes refusant le port obligatoire du voile ou la libération de prisonnières politiques scandant des slogans anti-régime. Tout incident peut déclencher de nouvelles protestations, mais le mouvement se poursuit désormais sous une forme plus diffuse, avec des actes de désobéissance civile, tandis que les autorités iraniennes ont libéré plus de 22 000 détenus "liés aux émeutes" depuis février, dans une tentative de montrer leur "phase de réconciliation", mais les activistes célèbres continuent d'être emprisonnées.


Bien que les manifestations de rue aient diminué, les arrestations et les condamnations continuent en Iran. Les actes de désobéissance civile sont tout aussi risqués, comme l'illustre la condamnation d'un couple à 10 ans et demi de prison pour avoir dansé main dans la main sur la place de la Liberté à Téhéran. Récemment, un groupe de jeunes filles a été arrêté pour avoir dansé dans un quartier de Téhéran vêtues de crop tops. Les autorités tentent de réprimer ces actes en faisant croire qu'ils sont orchestrés depuis l'étranger, mais cela s'inscrit en réalité dans un rejet du mode de vie imposé par la République islamique. Les femmes osent de plus en plus sortir sans voile, ce qui inquiète le régime. Cependant, la force de coercition de l'État iranien continue de tenir bon, malgré les exécutions, les condamnations à mort et les tortures infligées aux manifestants. La population ne croit plus à la propagande de l'État et la confiance est rompue. L'affaire de l'intoxication d'élèves dans les écoles a également ému la population, qui accuse les autorités malgré les arrestations effectuées par les services de l'État.

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