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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La France en Afrique: profil bas et rupture de l'influence


Emmanuel Macron, lors de son élection en 2017, a porté l'ambition de moderniser les relations franco-africaines. Six ans plus tard, la situation sur le terrain révèle un tableau bien différent : un retrait militaire et politique du Sahel, perçu comme une humiliation pour la France. Ce constat douloureux marque l'échec de la politique postcoloniale française, y compris de la tentative de rupture avec la désuète "Françafrique".


Un héritage postcolonial lourd

Le discours de Macron à Ouagadougou symbolisait une nouvelle vision, mais s'est rapidement heurté à la réalité d'un passif colonial complexe. Son approche, bien que bien intentionnée, a été critiquée pour son paternalisme mal déguisé. Ce passif a contribué à alimenter le ressentiment des populations africaines.


Une influence en recul

Des coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et au Niger, avec une remise en question populaire des liens avec Paris, ont érodé l'influence française en Afrique francophone. La France se retrouve face à un continent qui, tout en affirmant son indépendance, peine à se détacher d'une relation spéciale avec l'ancienne métropole.


Facteurs multiples de mécontentement

Le mécontentement africain s'explique par plusieurs facteurs : le soutien français à des autocrates sous couvert de démocratie, une lutte antiterroriste trop sécuritaire, des politiques d'immigration restrictives, la propagande russe exacerbant l'antifrançais et le style parfois abrupt de Macron.


Intervention en Libye: des répercussions profondes

L'intervention militaire en Libye de 2011 a eu des conséquences désastreuses, déstabilisant la région et déclenchant la crise malienne. Cet événement a renforcé la nécessité de l'intervention militaire française en 2013, mais a aussi alimenté les critiques sur l'ingérence et les choix stratégiques de Paris.


Des avancées notables

Malgré ces difficultés, Macron a fait des pas significatifs, notamment en matière de restitution d'œuvres d'art africaines, des initiatives qui n'avaient pas été prises par ses prédécesseurs. Cependant, ces efforts ne suffisent pas à redorer l'image de la France en Afrique.


Perçu comme héritier du passé

Bien que Macron soit né après la colonisation, il est toujours perçu en Afrique comme le représentant d'un système postcolonial qui doit être réformé. Cette perception limite la capacité de la France à exercer une influence significative en Afrique.


La France, sous la présidence de Macron, doit adopter un profil bas en Afrique. Les défis passés et présents exigent une réflexion profonde sur la relation franco-africaine et une possible redéfinition des rôles et des engagements de la France sur le continent africain.

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