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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La grève universitaire à Madagascar s'intensifie


La tension monte au sein des universités malgaches. La grève initiée par le syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (SECES) de la section d’Antananarivo perdure, malgré l’attente d’une solution imminente. Cette mobilisation reflète un profond mécontentement face au traitement réservé à l'enseignement supérieur et à la protection des droits des enseignants.


Depuis plusieurs mois, une crise sévit au cœur des institutions éducatives, exacerbée par le manque d'attention du gouvernement. Bien que des promesses aient été faites pour adresser la situation, aucune initiative concrète n’a été annoncée lors du dernier conseil des ministres. Les revendications du SECES demeurent : le paiement des vacations et des heures complémentaires, des arriérés que l'État n'a toujours pas honorés.


L'impact de cette grève est palpable. L’emblématique université d’Antananarivo, l'un des plus grands établissements du pays, demeure fermée. Les étudiants font face à une suspension des cours, des examens et même des concours d'entrée pour l'année à venir. Ce qui laisse envisager la possibilité d'une année académique perdue. Seules quelques activités, telles que les soutenances au sein des écoles doctorales, semblent se maintenir.


Mais ce mouvement n'est pas confiné à la capitale. Dans une marque de solidarité, les enseignants de l’université de Fianarantsoa ont annoncé leur intention de se joindre à la grève initiée par le SECES d’Antananarivo cette semaine. Si cette tendance se poursuit, d'autres institutions pourraient bien emboîter le pas, faisant de cette grève une protestation nationale.


Cette situation alarmante met en lumière la nécessité d'un dialogue constructif entre le gouvernement et les représentants des enseignants. La protection des droits des enseignants, l'importance de l'éducation et la nécessité de préserver l'avenir académique des étudiants sont des enjeux cruciaux qui doivent être abordés de toute urgence. Pour l'heure, les universités restent silencieuses, attendant une réponse du gouvernement.

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