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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

La montée de la répression en Russie : une situation alarmante


La Russie traverse une période de répression sans précédent, où de simples citoyens exprimant leur opposition à la guerre en Ukraine se retrouvent emprisonnés, reflétant un retour aux méthodes répressives du passé.


Une diversité de profils visés

De Volgograd à Saint-Pétersbourg en passant par Kaliningrad et Krasnodar, des citoyens de divers horizons sont ciblés pour avoir exprimé leur désaccord avec la guerre en Ukraine. Étudiants, ouvriers, artistes, ingénieurs, retraités, ou entrepreneurs, tous sont touchés par une vague de répression croissante.


La loi et son impact

Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi en mars 2022, des milliers de personnes ont été arrêtées pour des accusations telles que "apologie du nazisme", "extrémisme", ou "discréditation de l’armée". Entre février 2022 et décembre 2023, plus de 19 000 personnes ont été interpellées pour avoir exprimé leur opposition à la guerre en Ukraine, selon OVD-Info, une organisation russe surveillant les arrestations et les abus policiers.


Les condamnations draconiennes

Les condamnations prononcées sont sévères, allant de six à vingt-cinq ans de prison. Vladimir Kara-Mourza, un opposant, a reçu la plus lourde peine à ce jour. Même les plus jeunes ne sont pas épargnés, comme Egor Balazeïkine, 17 ans, condamné à six ans de prison pour des accusations contestées par un tribunal militaire de Saint-Pétersbourg.


Une augmentation alarmante des prisonniers politiques

Des centaines de personnes, dont des membres des Témoins de Jéhovah ou des Tatars de Crimée, ont rejoint les rangs des prisonniers politiques. Le dernier décompte de l'ONG Memorial recense 1 352 personnes emprisonnées pour des motifs politiques. Ces chiffres, rapportés à une population de 144 millions d'habitants, sont en constante augmentation, dépassant même le nombre de prisonniers politiques des années précédant l'arrivée de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir.


Une machine répressive en marche

Cette répression rappelle les périodes sombres de l'ère soviétique, où les tribunaux utilisent même la psychiatrie pour réprimer l'opposition. La situation actuelle en Russie suscite des inquiétudes quant à l'état des libertés individuelles et de la démocratie dans le pays.


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