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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La pauvreté entrave l’éducation et l’employabilité des jeunes à Toliara

La pauvreté sévit encore dans les régions du Sud de Madagascar, compromettant gravement l’éducation et l’employabilité des jeunes.



La professeure Dina Jeanne de l’Université de Toliara met en lumière l'impact néfaste de la pauvreté sur l'éducation et l'avenir professionnel des jeunes à Toliara, une région durement touchée par ce fléau.


Un état de pauvreté alarmant

Les notables et les intellectuels de la région de Toliara s’inquiètent de la situation économique précaire qui règne dans le Sud de Madagascar. Professeure à l’Université de Toliara, Dina Jeanne Razafiniangy souligne que la pauvreté persistante de cette région trouve sa racine dans l’accès limité à l’éducation. Cette difficulté d'accès aux établissements scolaires empêche les jeunes de développer les compétences nécessaires pour améliorer leurs perspectives de vie.


Une militante dévouée

Dina Jeanne, historienne respectée dans le milieu universitaire, corrobore les conclusions du récent rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté dans le Sud. Elle affirme que la pauvreté empêche les parents de subvenir aux besoins éducatifs de leurs enfants, une situation aggravée par l’éloignement des écoles. Militante engagée pour l'éducation des jeunes filles, elle constate que l'enseignement est devenu un métier de plus en plus difficile à exercer à Toliara. La baisse du nombre d’enfants scolarisés et la dégradation du niveau scolaire sont des symptômes inquiétants de cette crise.


Le défi de l'employabilité

Peu de jeunes à Toliara parviennent à accéder à l'enseignement supérieur, et ceux qui y arrivent peinent à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications. Dina Jeanne déplore cette situation qui force de nombreux diplômés à accepter des emplois précaires et non qualifiés, comme tireur de cyclo-pousse, dans une ville déjà accablée par la chaleur et les conditions de vie difficiles.


Vers une solution durable : la formation professionnelle

Pour Dina Jeanne, la clé de l'amélioration réside dans le renforcement de la formation professionnelle, mieux adaptée aux réalités locales que la formation générale. Elle soutient que cette approche prépare mieux les jeunes à l'emploi, en particulier dans les secteurs de l’entrepreneuriat, des mines, de l’élevage et de l’agriculture. La politique générale de l’État va dans ce sens, priorisant les formations professionnalisantes à grande échelle pour permettre aux jeunes d'acquérir des compétences pratiques et de créer des entreprises génératrices d’emploi.


Le rôle des investissements directs étrangers (IDE)

La Banque mondiale insiste sur le fait que le développement économique, soutenu par les investisseurs directs étrangers (IDE), est essentiel pour lutter contre la pauvreté. Le Sud de Madagascar, riche en ressources agricoles, en élevage, en tourisme et en mines, possède un potentiel énorme encore largement inexploité. Cependant, le manque de projets concrets dans le secteur minier, entre autres, freine le développement économique de la région.


La professeure Dina Jeanne appelle à une mobilisation générale pour améliorer l’éducation et l’employabilité des jeunes à Toliara. Elle préconise une approche intégrée combinant formation professionnelle et attractivité pour les investisseurs étrangers afin de briser le cycle de la pauvreté et offrir un avenir meilleur aux jeunes de la région.

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