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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La place du 13 Mai : au cœur d'une polémique entre le général et les députés TIM


La Place du 13 Mai, historiquement emblématique à Antananarivo, s'est retrouvée au centre d'une controverse qui dévoile une tension latente entre l'autorité préfectorale et les députés de Tiako i Madagasikara (TIM).


La chronologie des événements est simple : les députés TIM des six arrondissements de la capitale ont informé le préfet de leur désir de tenir une réunion publique pour présenter un rapport sur leurs activités à la Place du 13 Mai. Cependant, en moins d'une journée, le général Angelo Ravelonarivo a tranché, interdisant aux députés de se rassembler à cet endroit emblématique.


Le prétexte avancé par le général est que la Place du 13 Mai, située à Analakely, est une zone commerciale dense, et un rassemblement de cette ampleur pourrait perturber les activités économiques. En outre, il a mentionné la nécessité de préserver la liberté de mouvement des automobilistes et des passants dans cette zone.


Cependant, cette décision n'a pas été reçue sans critiques. Me Hanitra Razafimanantsoa, intervenant au nom des députés, a clarifié qu'ils n'avaient demandé aucune autorisation formelle pour le rassemblement, insinuant que leur rôle d'élus leur donne implicitement ce droit. Selon elle, informer le préfet était une simple formalité et non une demande d'approbation.


Au cœur de ce débat, se trouve une question cruciale : jusqu'où s'étendent les droits des élus face à l'autorité administrative ? L'attitude du général, bien qu'elle puisse être justifiée par des préoccupations d'ordre public, peut aussi être perçue comme une restriction des droits démocratiques des députés et, par extension, de la population qu'ils représentent.

Les députés TIM, déterminés et visiblement prêts à défier l'interdiction, ont affiché leur ferme intention de se rendre à la Place du 13 Mai, peu importe les conséquences.


Cette situation, bien plus qu'une simple dispute sur le lieu d'une réunion, soulève des questions profondes sur la démocratie, les droits des élus, et le rôle des autorités administratives à Madagascar. La Place du 13 Mai, déjà témoin de nombreux événements historiques, pourrait-elle devenir le théâtre d'un nouveau chapitre dans le débat sur la liberté d'expression et de réunion à Madagascar ?

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