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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

La Russie intensifie le recrutement de prisonniers pour le front Ukrainien



En Russie, une pratique de recrutement militaire inhabituelle prend de l'ampleur, avec des implications profondes tant pour les droits humains que pour les dynamiques du conflit en Ukraine. Selon une récente législation adoptée fin mars, des prisonniers peuvent désormais échapper à la condamnation en s'engageant à combattre sur le front ukrainien, une politique qui pourrait concerner jusqu'à 150 000 détenus.


Un marché étrange entre liberté et guerre

Le cas d'Oleg Orlov, un défenseur des droits humains âgé de 70 ans, illustre bien la portée de cette nouvelle loi. Peu après avoir été condamné pour "discréditation de l'armée", il lui a été proposé de remplacer sa peine de prison par un engagement militaire en Ukraine, malgré son âge avancé et son opposition notoire à la guerre. Cette offre souligne le caractère systématique et régulier de cette pratique, désormais encadrée par le droit russe.


Des changements législatifs significatifs

Cette évolution législative, formalisée par la Douma le 19 mars, permet désormais aux prévenus de choisir l'engagement militaire avant même qu'un jugement soit prononcé, avec la promesse d'une cessation immédiate des poursuites judiciaires. Cette loi représente un tournant majeur dans la gestion des populations carcérales, conférant au ministère de la défense un rôle prépondérant dans le recrutement de ces nouveaux combattants.


Une pratique institutionnalisée malgré les critiques

L'absence du groupe de mercenaires Wagner, spécialisé dans le recrutement carcéral, n'a pas diminué cette tendance. Au contraire, la pratique a été institutionnalisée et renforcée par des réglementations successives, soulignant un effort coordonné pour maintenir un flux régulier de combattants vers l'Ukraine.


Des conséquences à long terme incertaines

La loi stipule également que les prisonniers bénéficieront d'une "libération anticipée sous condition" après leur service, mais cette libération n'est pas définitive tant que la guerre perdure. Cette disposition place les détenus dans une position précaire, comparable à celle des civils mobilisés, sans garantie de retour à la vie civile avant la fin du conflit.


Entre nécessité militaire et enjeux éthiques

Cette stratégie de recrutement soulève des questions éthiques importantes, reflétant la pression croissante sur les ressources humaines du Kremlin dans le conflit prolongé en Ukraine. Alors que la Russie cherche à maximiser ses capacités militaires, les répercussions sur les droits humains et la justice sociale restent une source majeure de préoccupation pour les observateurs internationaux et les groupes de défense des droits.

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