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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Le classement de Shanghaï : implications et répercussions pour l'université Française

Le Classement de Shanghaï : Quel avenir pour l'université française à l'aune de cette évaluation internationale ?


Le classement de Shanghaï, très attendu chaque année, a changé la perception de "l'excellence" dans le monde universitaire. Cet indice, dont la publication de l'édition 2023 est prévue pour le 15 août, a suscité des remous en France. En 2003, lors de sa première parution, l'absence de fleurons universitaires français parmi les 50 premiers du classement a été ressentie comme un choc. Ce constat a poussé les gouvernements successifs à adopter des mesures pour s'aligner sur les critères du classement. Le président de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait même fixé des objectifs précis en matière de positionnement de l'enseignement supérieur français dans ce palmarès.


Plusieurs initiatives ont été prises pour répondre à cette aspiration d'excellence internationale, comme la loi de 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités. D'autres incitations, comme la collaboration entre différentes institutions éducatives, ont été encouragées par des programmes financés par l'État. Tous ces efforts ont été façonnés à la lumière du classement de Shanghaï, un indice initialement créé pour moderniser les universités chinoises selon le modèle des établissements d'élite nord-américains.


Toutefois, la question demeure : quelles sont les implications profondes du classement de Shanghaï pour l'enseignement supérieur français ? Il est essentiel de se demander si la vision véhiculée par ce classement correspond à la philosophie éducative française. L'objectif initial du classement était d'aligner les universités chinoises sur le modèle des grandes universités nord-américaines, un idéal qui diffère significativement du modèle de service public de l'enseignement supérieur français.

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