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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Présidentielle en Russie : écartement d'une candidate pacifiste, vers un processus politique étriqué


La Commission électorale russe a surpris en rejetant, le samedi 23 décembre, la candidature à la présidentielle de la journaliste et ex-élue municipale, Iekaterina Dountsova. Des "erreurs" dans son dossier d'inscription ont été invoquées par son équipe de campagne sur la messagerie Telegram pour justifier cette décision, à peine trois jours après le dépôt de sa candidature auprès de la commission électorale.


Une exclusion surprenante

La présidente de la commission, Ella Pamfilova, a annoncé l'écartement unanime de la candidature de cette femme de 40 ans. Lors de son annonce, elle a évoqué l'âge de la candidate, déclarant : « Vous êtes une jeune femme, vous avez la vie devant vous ». Cette décision est intervenue parmi 29 autres dossiers de candidature déposés pour l'élection présidentielle.


Absence d'opposition sérieuse

Iekaterina Dountsova avait axé son programme sur la fin du conflit en Ukraine et la libération des prisonniers politiques, mais cette exclusion pointe la difficulté pour une opposition sérieuse de se profiler dans la sphère politique russe. Vladimir Poutine, avec une longue présence au pouvoir, est prédit comme le favori avec près de 80 % d'intentions de vote, selon les sondages d'opinion.


Un pouvoir contesté

Depuis plusieurs années, le pouvoir russe a fait taire toute opposition significative, accentuant la répression politique, notamment depuis l'intervention militaire en Ukraine en février 2022. Cette exclusion de la candidature de Dountsova souligne un paysage politique étroit et une compétition électorale limitée en Russie.


Vers un mandat continué

Vladimir Poutine, qui a dirigé le pays depuis 1999, se prépare à briguer un nouveau mandat de six ans malgré une contestation croissante concernant la diversité des opinions et la possibilité de représentation politique alternative.

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