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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Le conflit Israël-Hamas divise les démocrates aux États-Unis



Les souffrances endurées par les Palestiniens ont suscité des tensions au sein du parti démocrate américain, mettant le gouvernement de Biden en désaccord avec son aile progressiste, dont l'influence grandit. Lors d'une intervention au Sénat le 31 octobre, le secrétaire d'État, Antony Blinken, a été confronté à des interruptions et à des militants arborant des mains peintes en rouge avec le mot "Gaza" sur leurs bras nus. Bien qu'Antony Blinken ait continué son discours avec maîtrise, la présence de ces perturbateurs symbolise la pression actuelle sur l'administration Biden. Le lendemain, lors d'une réunion électorale à Minneapolis, le président lui-même a été interrompu par une rabbine appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza.


Cette pression politique et sécuritaire risque de s'intensifier dans les semaines à venir. En plus du risque d'une escalade de la guerre au Moyen-Orient, la Maison Blanche doit faire face à une situation complexe sur le plan intérieur. Un des aspects clés concerne les relations entre Joe Biden et l'aile progressiste du parti démocrate. Le président a exprimé un soutien fort envers Israël, étouffant ainsi les préoccupations concernant l'accès à l'aide humanitaire à Gaza ou la mention formelle des lois de la guerre. Cependant, au fil des années, le centre de gravité au sein des démocrates a évolué. En mars, un sondage de l'institut Gallup a montré que, pour la première fois en plus de deux décennies, davantage de démocrates (49 %) se sont sentis plus proches des Palestiniens que des Israéliens (38 %).


Après deux ans et demi de discipline remarquable au sein du camp démocrate derrière le président, la situation des civils à Gaza a provoqué une agitation sans précédent. Cela a créé un désaccord au sein du parti démocrate, mettant en porte-à-faux l'administration avec l'aile progressiste, ainsi qu'avec les électeurs jeunes et les minorités raciales, dont la mobilisation sera cruciale lors de l'élection présidentielle de novembre 2024. Au Congrès, des désaccords ont émergé lorsque quinze élus démocrates à la Chambre ont refusé de signer un texte bipartisan de soutien à Israël, dénonçant l'attaque du Hamas.

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