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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Le défi de l'IA pour le capital humain en entreprise

L'essor actuel de l'IA est dû à la convergence de trois facteurs : la disponibilité accrue des données et la baisse des coûts des technologies de traitement de données, la perception de l'IA comme un atout concurrentiel, et l'utilisation accrue de l'IA par le grand public. En 2018, l'IA est passée à l'échelle industrielle et tous les secteurs l'ont intégrée à leur stratégie, certaines entreprises visant un horizon de moins de 5 ans.



Les entreprises et la société dans leur ensemble ont initialement accueilli l'IA favorablement, envisageant la perspective d'un salarié "augmenté" avec des capacités décuplées grâce à l'interaction avec les machines. Cependant, les dirigeants et les salariés prennent peu à peu conscience de la complexité du déploiement de ces technologies dans le monde du travail, et les questions sur l'impact humain sont désormais au cœur des préoccupations concernant l'IA, en plus des enjeux technologiques et financiers.


L'impact de l'IA sur toutes les dimensions du capital humain dans notre économie est à l'origine de nombreux débats, notamment sur l'évolution de la structure et de la nature des emplois, les organisations de travail, la notion de responsabilité, les qualifications et les compétences. Néanmoins, dans l'ensemble, les entreprises sont encore peu préparées à accompagner les transformations qui vont en découler.


Les incertitudes quant au rythme de déploiement des solutions d'IA ont pu freiner l'implication des DRH dans les premières étapes, mais elles renforcent aujourd'hui la nécessité d'anticiper et de piloter cette (r)évolution longue de l'IA, dont le rythme différera par secteur, fonction et entreprise. Si l'entreprise sera le lieu essentiel de ces transformations, leur ampleur et leur impact nécessiteront une coordination avec toutes les parties prenantes pour gérer les impacts de l'IA sur l'emploi, la formation et la protection sociale. Les pouvoirs publics, les branches, les filières et les organisations patronales et syndicales devront également être mobilisés.


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