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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Le dilemme financier et climatique des pays africains au sommet de Paris

Le sommet pour un nouveau pacte financier mondial souligne le dilemme des pays africains face à la transition climatique et au financement.

Le sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui se tient à Paris à partir du 22 juin, met en évidence les tensions persistantes entre les pays occidentaux et africains. Malgré les engagements pris ces dernières années, la concrétisation de ces promesses, notamment en matière de transition climatique, reste un défi majeur. Alors que certains pays africains ont des besoins financiers urgents, ils sont tentés de se tourner vers le développement des énergies fossiles. La question de l'exploitation des richesses fossiles, revendiquée par des pays tels que la République démocratique du Congo et le Sénégal pour stimuler leur économie, soulève des débats complexes.


Le président sénégalais, Macky Sall, a déjà souligné l'importance de ne pas demander aux Africains d'abandonner le gaz alors que d'autres pays continuent d'utiliser du charbon et du fioul. Cette situation soulève un dilemme crucial entre le développement économique et la protection de l'environnement. L'Élysée espère que le sommet permettra de démontrer une solidarité internationale afin que les pays africains ne se retrouvent pas contraints de choisir entre la réduction de la pauvreté et la préservation de la planète. Cependant, cela nécessitera une mobilisation importante d'investissements, comme le rapport commandé par la présidence de la COP27 le souligne, en évaluant les besoins supplémentaires de financement à environ 1000 milliards de dollars.


Le défi financier auquel sont confrontés les pays en développement est complexe. Les flux financiers mondiaux ne s'orientent pas suffisamment vers les pays qui en ont le plus besoin, selon Sébastien Treyer, directeur de l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). L'accès à la finance est devenu particulièrement difficile pour de nombreux pays en développement, en raison des crises du Covid, des conséquences de la guerre en Ukraine et de l'augmentation des taux d'intérêt dans les pays développés. Par exemple, pour financer un projet d'énergie renouvelable en Afrique, les taux d'intérêt peuvent atteindre 15 à 20 %, tandis qu'en Europe, ces taux sont de l'ordre de 3 à 4 %. Pour parvenir à une transition énergétique efficace, il est essentiel de réviser cet accès à la finance dans les pays du Sud.

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