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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Le Maroc mise sur le nucléaire pour combattre la sécheresse



Face à un niveau critique de "pénurie extrême en eau", le Maroc est confronté à un défi majeur. Selon les Nations Unies, la disponibilité d'eau par habitant ne dépasse guère 600 m3 par an. Dans ce contexte tendu, la signature d'un accord entre Water and Energy Solutions, une entreprise marocaine, et Rosatom, le géant russe de l'énergie atomique, offre un nouvel espoir.


L'expertise de Rosatom : un atout précieux

Alors que le Maroc compte déjà douze stations de dessalement alimentées par des énergies fossiles et renouvelables, s'associer à Rosatom pourrait marquer une véritable révolution. Pionnière avec une première unité de dessalement lancée en 1973, la Russie dispose d'une expérience avérée dans ce domaine, la plaçant comme un leader mondial.


Les avantages du dessalement nucléaire

Selon Quentin Blondel, expert en échangeurs thermiques, le dessalement nucléaire a de nombreux avantages. Il promet une production d'eau conséquente à un coût réduit par rapport à d'autres technologies. De plus, cette production est continue, n'étant pas tributaire des fluctuations des énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien.


Petits réacteurs modulaires : une technologie adaptée

Au lieu des grands réacteurs conventionnels, le Maroc envisage d'adopter la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM). Même s'ils ont une capacité moindre, ils offrent une flexibilité de production "multiple et localisée". Une étude récente les a d'ailleurs qualifiés d'options prometteuses dotées d'une sécurité renforcée.


Une ressource locale potentielle : l'uranium

Outre la collaboration technologique, le Maroc pourrait envisager d'exploiter ses propres ressources en uranium. Ceci réduirait sa dépendance à l'égard des importations, renforçant ainsi sa souveraineté énergétique.


Alors que la question de l'eau devient cruciale pour le Maroc, la technologie nucléaire apparaît comme une solution innovante pour lutter contre la pénurie. Grâce à la collaboration avec Rosatom et l'exploitation potentielle de ses propres ressources, le royaume pourrait franchir une étape majeure vers une sécurisation de ses besoins en eau.

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