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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Les numéros de la chance: Siteny s'empare du numéro fétiche d'Andry Rajoelina


Le tirage au sort pour l'ordre des candidats sur les bulletins de vote s'est tenu aujourd'hui au siège de la CENI à Alarobia. En 2018, Andry Rajoelina avait remporté l'élection présidentielle avec le numéro 13, un chiffre qu'il avait qualifié de "prémonitoire". Aujourd'hui, ce numéro passe à Siteny Randrianasoloniaiko, tandis que Rajoelina se retrouve avec le numéro 3. Quelle est la valeur symbolique et politique de ces numéros? Ce changement est-il de bon augure ou un mauvais présage pour Rajoelina?


La mystique du chiffre 13

Andry Rajoelina avait autrefois fait valoir que le numéro 13 avait une signification particulière pour lui. Il l'avait cité dans ses 13 promesses présidentielles et y avait même fait référence dans son projet "Initiative pour l'Émergence de Madagascar" (IEM). La valeur symbolique de ce numéro pour Rajoelina est incontestable. Mais la vraie question est: le numéro a-t-il vraiment une incidence sur les chances d'un candidat? Ou est-ce simplement une tactique pour stimuler le moral des partisans?


Le poids de la tradition et de la symbolique

Les numéros fétiches et les superstitions jouent un rôle non négligeable dans la politique malgache. De tels symboles peuvent galvaniser la base d'un candidat ou, au contraire, semer le doute dans l'esprit des électeurs. Dans ce contexte, le passage du numéro 13 de Rajoelina à Siteny Randrianasoloniaiko est-il un tournant symbolique qui pourrait avoir des implications politiques? Peut-on y voir une forme de "passage de témoin" entre deux personnalités politiques?


Les enjeux réels de la numérotation

Au-delà de la symbolique, les numéros attribués aux candidats peuvent avoir un impact concret. Les études en sciences politiques ont montré que la position d'un candidat sur le bulletin de vote peut affecter son nombre de voix. Par conséquent, la place de Rajoelina à la troisième position pourrait-elle le désavantager? De même, le numéro 13, désormais attribué à Siteny Randrianasoloniaiko, lui apportera-t-il le même genre de chance qu'il a porté à Rajoelina en 2018?


La nécessité d'un débat plus large

Si la fixation sur les numéros et leur symbolique capte l'attention des médias et du public, ne devrions-nous pas nous concentrer sur des questions plus urgentes et tangibles, comme les plateformes politiques, la gouvernance et la corruption? Les numéros fétiches ne sont que des distractions par rapport aux enjeux bien plus sérieux que Madagascar doit affronter.


Liste des candidats sur le bulletin unique

  • N°1 - RAZAFINJOELINA Tahina: candidat du parti Firaisankinan’ny Tia Tanindrazana (FTT)

  • N°2 - ANDRIANAINARIVELO Hajo Herivelona: candidat du parti Malagasy Miara Miainga (MMM)

  • N°3 - RAJOELINA Andry Nirina: candidat du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV)

  • N°4 - RATSIRAKA Iarovana Roland: candidat du parti Malagasy Tonga Saina (MTS)

  • N°5 - RAVALOMANANA Marc: candidat du parti Tiako I Madagasikara (TIM)

  • N°6 - PARAINA Auguste Richard: candidat du parti Tsara Tahafina (TT)

  • N°7 - RAOBELINA ANDRIAMALALA Andry Tsiverizo: candidat du parti Anjomara sy Rivo-Baovao (ARB)

  • N°8 - RAZAFITSIANDRAOFA Jean Brunelle: candidat du parti Antoko Politika Madio (APM)

  • N°9 - RATSIRAHONANA Lalaina Harilanto: candidat du parti Antoko Fihavanantsika

  • N°10 - RAJAONARIMAMPIANINA RAKOTOARIMANANA Hery-Martial: candidat du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM)

  • N°11 - RADERANIRINA Sendrison Daniela: candidat du parti Fy-M

  • N°12 - RATSIETISON Jean-Jacques Jedidia: candidat du parti Fahefa-Mividy no Ilain’ny Malagasy (FMI-Ma)

  • N°13 - RANDRIANASOLONIAIKO Siteny Thierry: candidat du parti Fitambolagnela/IAD – PSD – RPSD Vaovao – ABA


Le tirage au sort de la CENI offre une perspective fascinante sur l'intersection de la superstition, de la symbolique et de la stratégie en politique malgache. Bien que la question des numéros fétiches soit intrigante, elle ne devrait pas éclipser les problèmes plus graves et urgents du pays. À un moment où Madagascar fait face à de nombreux défis, le débat devrait aller au-delà des chiffres et se concentrer sur les questions qui affectent directement le bien-être et l'avenir de la population.

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