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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Les perruques, nouveau trésor convoité à Dakar


À Dakar, la coiffure prend une dimension nouvelle avec les perruques devenues de véritables objets de valeur, surnommées "or en mèches". Leur popularité grandissante attire l'attention non seulement des consommateurs mais également des voleurs, faisant des postiches de luxe une cible privilégiée dans la capitale sénégalaise.


Une industrie en plein essor

Dans le salon de coiffure Latyfah, les perruques de cheveux naturels de qualité, qui peuvent coûter de 75 000 à plusieurs centaines de milliers de francs CFA, sont préparées avec soin. Malgré la tendance "nappy" qui prône le retour au naturel, ces accessoires capillaires restent prisés, en particulier pendant les périodes festives où la demande explose. Cette engouement pour les perruques haut de gamme est devenu si fort que les salons de coiffure doivent désormais renforcer leur sécurité face à l'augmentation des tentatives de vol.


Cambriolages et insécurité

Les salons comme celui de Latyfah ne sont pas épargnés par la criminalité croissante. Des cambrioleurs ont déjà emporté de précieuses mèches, du matériel informatique et des parfums, entraînant d'importantes pertes financières. Cet incident n'est pas isolé, les vols se multiplient et les propriétaires de salons prennent des mesures drastiques pour protéger leurs stocks.


Vol à l'arraché : un nouveau fléau

Les femmes dakaroises elles-mêmes sont devenues des cibles. Les vols à l'arraché de perruques dans la rue sont de plus en plus fréquents, laissant les victimes, comme Nogaye Sidy Fall, dépouillées de leurs biens précieux et réticentes à signaler ces crimes, parfois par honte ou par peur des conséquences.


La perruque, un investissement à long terme

Pour les consommatrices, une perruque de qualité représente un investissement pouvant durer jusqu'à dix ans. Ce long terme justifie le prix élevé et les soins méticuleux requis, renforçant la notion de la perruque comme un bien précieux et durable.


Importation et fourniture

Le Sénégal importe des cheveux humains principalement du Vietnam et de l'Inde, où ils sont souvent offerts comme sacrifices religieux. Ces cheveux, traités sans produits chimiques, constituent la matière première des perruques vendues à prix d'or dans les salons dakarois.


Défis pour la police

Les autorités sont confrontées à des défis croissants pour résoudre les affaires de vol de cheveux, même si des arrestations ont été réalisées, la plupart des cas restent non résolus malgré les preuves vidéo disponibles.


La perruque comme symbole de richesse

La valeur attribuée aux perruques a transformé la perception des salons de coiffure, désormais comparés à des bijouteries. Les gérants prennent des mesures de sécurité comparables à celles des magasins de luxe pour protéger leurs biens.


À Dakar, la perruque est devenue bien plus qu'un simple accessoire de mode ; c'est un signe de statut, un investissement et, malheureusement, un butin pour les criminels. Cette tendance a introduit des défis uniques pour les commerçants et les consommateurs, révélant les dynamiques complexes de l'économie et de la sécurité urbaines.

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