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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Madagascar: Démission anticipée du président prévue en septembre

Le président Andry Rajoelina prévoit de démissionner dans les quatre prochains mois.



Le président en exercice devra quitter son poste le 9 septembre 2023, bien que son mandat ne soit prévu de prendre fin que le 19 janvier 2024. Cette échéance anticipée fait suite à la proposition de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de fixer la date du premier tour de l'élection présidentielle au 9 novembre 2023. Selon l'article 46 alinéa 2 de la Constitution, tout président en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles doit démissionner soixante jours avant la date du scrutin. Cette obligation de démission pour le président candidat a été introduite dans la Constitution lors de la Transition dirigée par Andry Rajoelina lui-même, lors du référendum constitutionnel de novembre 2010.


Dans le passé, cette disposition constitutionnelle n'a pas toujours été appliquée. La durée officielle de la campagne présidentielle étant de 30 jours pour le premier tour, le président en exercice se portant candidat devait démissionner 29 jours avant le scrutin. Cependant, cela n'a pas été respecté, comme en témoigne le cas du premier président de la Troisième République, le professeur Albert Zafy, empêché de poursuivre son mandat normal en septembre 1996. Par la suite, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle du 31 janvier 1997, l'amiral Didier Ratsiraka, ayant procédé à une révision constitutionnelle par référendum le 15 avril 1998, a supprimé l'obligation de démission pour le président candidat. Cette révision constitutionnelle n'a pas empêché Marc Ravalomanana de remporter le "premier tour dia vita" en 2002, mais il n'a pas réintroduit les anciennes dispositions de l'article 46 alinéa 2 de la Constitution de la Troisième République, dans le but présumé d'abuser des prérogatives du pouvoir lors des élections présidentielles.

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