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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

New York règle une affaire à 17,5 millions de dollars pour l'obligation de retirer le voile des femmes arrêtées par la police



La ville de New York s'engage à verser 17,5 millions de dollars pour régler une affaire judiciaire concernant l'obligation imposée à des femmes arrêtées par la police d'enlever leur voile lors de la prise de photos d'identité judiciaire. Cet accord, qui doit encore être validé par un juge, découle d'une action collective initiée en 2018 par deux femmes musulmanes, Jamilla Clark et Arwa Aziz, ayant été contraintes de retirer leur voile lors de leur détention.


Origine de l'affaire

Les deux plaignantes, Jamilla Clark et Arwa Aziz, ont initié cette action collective à la suite d'incidents distincts. En janvier 2017, Jamilla Clark a été arrêtée après que son ex-mari eut déposé une plainte pour violation d'une ordonnance de protection. Lors de sa détention, un policier de New York l'a photographiée sans son voile, malgré ses supplications pour le conserver. De son côté, Arwa Aziz, résidant à Brooklyn, a été arrêtée en août 2017 suite à une ordonnance de protection émise par sa belle-sœur. Elle a également été contrainte de retirer son voile pendant sa détention.


Violation de la liberté religieuse

Les plaignantes ont décrit cet épisode comme une violation de leur liberté religieuse et une humiliation. Dans leur plainte, elles ont exprimé le sentiment d'être exposées et violées lorsque leur voile a été retiré de force. Jamilla Clark, dans sa déposition, a décrit comment un policier a pris sa photo alors qu'elle pleurait et implorait de remettre son hijab. Ces photos ont ensuite été stockées dans une base de données en ligne et partagées avec de nombreux policiers masculins, selon les allégations.


Réactions des plaignantes

Jamilla Clark a déclaré avoir ressenti une profonde humiliation et violation de son intégrité lors de cet épisode. De même, Arwa Aziz a exprimé un sentiment de désespoir lorsqu'elle a été forcée de retirer son voile. Ces témoignages soulignent l'impact psychologique et émotionnel de cette pratique sur les personnes concernées.


Accord de règlement

L'accord de règlement à hauteur de 17,5 millions de dollars vise à compenser les dommages subis par les personnes affectées par cette politique. Ce montant sera partagé entre environ 3 600 personnes ayant été obligées de retirer leur couvre-chef religieux lors de leur détention. Cet accord représente une reconnaissance des préjudices causés et une tentative de réparation pour les victimes de cette pratique discriminatoire.


Cette affaire souligne l'importance de protéger la liberté religieuse et les droits fondamentaux des individus, même dans des situations impliquant des procédures judiciaires. Le règlement de cette affaire marque une étape vers la justice pour les personnes touchées et envoie un message clair sur l'importance du respect de la diversité religieuse et culturelle dans les interactions avec les autorités publiques.


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