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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Noix de cajou en côte d'Ivoire : entre prospérité économique et menace environnementale


La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou, connaît une prospérité économique liée à la culture de l'anacarde. Cependant, un récent rapport de l'ONG Mighty Earth met en lumière les effets néfastes de cette culture sur l'environnement du pays. Introduite dans les années 1960 pour lutter contre la désertification, la culture de l'anacarde est aujourd'hui pointée du doigt comme une menace pour la biodiversité ivoirienne.


Un superaliment en demande

La noix de cajou, considérée comme un superaliment bénéfique pour la santé, a suscité une demande mondiale croissante. Cette popularité a entraîné un boom de la culture de l'anacarde en Côte d'Ivoire au cours des vingt dernières années. De 100 000 tonnes en 2002, la production a explosé pour atteindre plus de 1,2 million de tonnes en 2022. Cette croissance spectaculaire est attribuée à la demande mondiale, mais elle soulève également des préoccupations environnementales.


Encouragement gouvernemental et impact environnemental

L'État ivoirien et le secteur privé ont activement encouragé le développement de la culture de l'anacarde en Côte d'Ivoire. Cependant, le rapport de Mighty Earth, en collaboration avec le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (Raidh) et Green Forest Africa, met en évidence les conséquences alarmantes de cette expansion. La culture de l'anacarde occupe désormais une superficie considérable, équivalente à celle de l'archipel d'Hawaï, soit 1,6 million d'hectares.


Défis environnementaux et biodiversité menacée

Le rapport souligne les répercussions environnementales, mettant en danger la biodiversité ivoirienne. Les pratiques agricoles intensives, l'utilisation massive de pesticides et la déforestation associée à la culture de l'anacarde sont autant de facteurs contribuant à cette menace. Les conséquences pour les écosystèmes locaux et la durabilité environnementale sont de plus en plus préoccupantes.


Un appel à la responsabilité

Alors que la prospérité économique résultant de la noix de cajou est indéniable, le rapport appelle à une réflexion sérieuse sur les pratiques agricoles et l'impact environnemental. L'équilibre entre la croissance économique et la préservation de l'environnement devient une priorité cruciale. Les appels à une gestion plus durable de la culture de l'anacarde en Côte d'Ivoire résonnent comme un rappel urgent de la nécessité de concilier prospérité et responsabilité environnementale.


Entre l'aubaine économique et les dangers environnementaux, la Côte d'Ivoire se trouve à la croisée des chemins, appelée à trouver un équilibre délicat pour assurer un avenir durable pour sa prospérité économique et son environnement précieux.

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