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Nouvelle-Calédonie : levée de l’état d’urgence, maintien du couvre-feu

La Nouvelle-Calédonie lève l’état d’urgence mais maintient le couvre-feu, tandis que les tensions restent vives et les conditions de vie difficiles pour les habitants. Découvrez les défis actuels et les perspectives pour l’avenir de l’archipel.



L’état d’urgence, instauré le 15 mai, a été levé mardi à 5 heures du matin, heure locale (20 heures, heure de Paris). La levée de ces mesures d’exception doit « permettre les réunions des différentes composantes du FLNKS [principal mouvement indépendantiste] et les déplacements sur les barrages des élus ou responsables en mesure d’appeler à leur levée », a précisé la présidence dans un communiqué.


Maintien du couvre-feu et renforcement des forces de l’ordre

Malgré la levée de l’état d’urgence, le couvre-feu est maintenu et l’envoi « dans les prochaines heures » de « sept unités de forces mobiles supplémentaires, soit 480 gendarmes mobiles », a été annoncé. Sur place, le haut-commissariat de la République pour la Nouvelle-Calédonie a confirmé « le maintien des mesures à portée générale, notamment l’interdiction de tout déplacement sur la voie et dans les lieux publics sur l’ensemble du territoire de 18 heures à 6 heures ».


Exceptions et restrictions

Des exceptions sont consenties pour des motifs de santé ou des missions de service public, mais la vente d’alcool reste interdite, tout comme le transport et le port d’armes. Ces mesures visent à maintenir l’ordre et à prévenir tout regain de violence dans une situation encore tendue.


Conditions de vie difficiles

Le quotidien demeure compliqué pour de nombreux habitants. Les écoles ne rouvriront pas avant la mi-juin, impactant l’éducation des enfants. La route menant à l’aéroport international de Nouméa – La Tontouta – est très dégradée par endroits et jonchée de carcasses de véhicules, conséquence des affrontements récents. L’aéroport, fermé aux vols commerciaux depuis le 14 mai, le restera au moins jusqu’au 2 juin. Français et touristes étrangers coincés dans l’archipel doivent continuer à être évacués.


Demandes des indépendantistes

Les indépendantistes, représentés principalement par le FLNKS, réclament toujours le retrait de la réforme constitutionnelle. Cette demande reste un point de tension majeur, et les discussions entre les différentes parties prenantes seront cruciales pour trouver une solution pacifique et durable.


Impact sur l’économie et le tourisme

La fermeture prolongée de l’aéroport et les restrictions de déplacement ont un impact significatif sur l’économie locale, en particulier sur le secteur du tourisme. Les hôtels, restaurants et autres services touristiques subissent des pertes importantes, et l’évacuation des étrangers est une opération logistique complexe qui mobilise des ressources supplémentaires.


Perspectives d’avenir

La levée de l’état d’urgence est un premier pas vers la normalisation de la situation, mais le maintien du couvre-feu et le renforcement des forces de l’ordre montrent que la situation reste volatile. Les autorités locales et nationales devront travailler en étroite collaboration avec les représentants des mouvements indépendantistes pour désamorcer les tensions et trouver un terrain d’entente.


La levée de l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie marque une étape importante, mais le maintien du couvre-feu et l’arrivée de renforts policiers indiquent que la situation reste fragile. Les discussions à venir entre les différentes parties seront cruciales pour stabiliser la région et répondre aux demandes des indépendantistes. En attendant, les habitants de l’archipel continuent de faire face à des conditions de vie difficiles, avec des infrastructures endommagées et des restrictions strictes en place.

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