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Parc de Tsimbazaza : le vivarium en piteux état

Le vivarium du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza, en piteux état, déçoit les visiteurs. Découvrez les défis et les besoins urgents pour restaurer cette attraction emblématique.



Le Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza (PBZT) fait face à des défis considérables, avec des infrastructures délabrées et des enclos vides, décevant ainsi de nombreux visiteurs.


Une détérioration visible

Lors d’une visite au vivarium du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza, ce qui frappe immédiatement les visiteurs, c’est l’état de délabrement des infrastructures. De nombreuses cages sont vides, brisées ou non fonctionnelles. Quatre d'entre elles portent l'enseigne « cage non fonctionnelle », tandis que d’autres ne contiennent pas les animaux indiqués sur les panneaux, tels que l’oplure de cuvier, le calumma brevicome, le gecko diurne de standing, le calumma globifer et la galidie à bandes étroites. Les toiles d’araignées omniprésentes témoignent du manque d’entretien et de l’abandon progressif de cette section du parc.


Problèmes rémanents

La dégradation du vivarium n'est pas un phénomène nouveau. Le manque récurrent de nourriture pour les animaux a mené à la suspension du précédent directeur du PBZT en janvier dernier. Certains oiseaux et lémuriens ont même succombé à cause de perturbations dans l’approvisionnement alimentaire. Rokiman Letsara, le successeur du directeur suspendu, est un chercheur expérimenté ayant occupé divers postes à responsabilité au sein du PBZT. Sa nomination a suscité des espoirs de redressement et d’amélioration, mais les défis restent nombreux.


Une attirance persistante

Malgré les désagréments, le parc continue d’attirer un bon nombre de visiteurs, notamment durant les périodes de fêtes. Le parc est une destination prisée pour découvrir des animaux exotiques uniques à Madagascar. Cependant, même durant les jours ordinaires, les visiteurs affluent, attirés par la biodiversité exceptionnelle du site. Hier encore, malgré une météo capricieuse, le parc a accueilli de nombreux visiteurs. Les réactions varient entre déception et résignation. « Nous sommes de passage pour visiter Antananarivo, mais nous n’avons pas eu l’occasion de visiter le parc durant la période de fêtes. Ce n’est que maintenant que nous pouvons procéder à la visite. Le parc a beaucoup changé, il n’y a plus beaucoup d’espèces à découvrir sur les lieux », témoigne une mère de famille.


Les défis de la gestion du parc

La gestion d’un parc zoologique comme le PBZT requiert une attention constante et des ressources suffisantes. Les problèmes d’approvisionnement en nourriture pour les animaux, la maintenance des infrastructures et l’attractivité pour les visiteurs sont des aspects cruciaux. L’état actuel des cages et enclos indique un besoin urgent de réhabilitation et d’investissements pour restaurer le parc à son état de gloire passé. Les enclos délabrés et les panneaux indicateurs sans animaux sont une source de frustration pour les visiteurs qui s’attendent à voir une variété de faune unique.


Une lueur d'espoir

En dépit des conditions déplorables du vivarium, le parc offre toujours des opportunités de loisir pour les familles. Les vastes espaces sécurisés permettent aux enfants de jouer et de se promener en toute sécurité, offrant ainsi une consolation aux visiteurs déçus par l’absence de certains spécimens. Les écoliers présents sur les lieux profitent également de ces installations pour des sorties éducatives.


La nécessité de réformes

Pour que le PBZT retrouve son attrait, des réformes et des investissements sont impératifs. L’amélioration des conditions de vie des animaux, la rénovation des infrastructures et une meilleure gestion des ressources sont des étapes essentielles. Le vivarium, en particulier, nécessite une attention urgente pour réparer les cages et accueillir à nouveau les espèces prévues.


Le Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza est à un carrefour crucial. Les infrastructures vieillissantes et le manque de maintenance ont conduit à une situation où le vivarium, autrefois une attraction majeure, est maintenant une source de déception. Pour que le parc puisse continuer à attirer des visiteurs et remplir son rôle éducatif et conservateur, des mesures doivent être prises pour restaurer et moderniser les installations. Rokiman Letsara et son équipe ont un défi de taille devant eux, mais avec les réformes appropriées, le PBZT peut redevenir un lieu de fierté pour Madagascar et une destination incontournable pour les amoureux de la nature.

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