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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Polémique du hijab sur les terrains de football : Réaction politique intense.

La polémique autour du collectif de footballeuses musulmanes, Les Hijabeuses, atteint la plus haute juridiction administrative française, suscitant des appels à la législation de la part de la droite et de l'extrême droite, tandis que la Première ministre Elisabeth Borne exprime son engagement total envers le respect de la laïcité dans le sport.



La classe politique réagit vivement à la polémique sur le port du hijab, qui continue de secouer la société française. La Première ministre, Elisabeth Borne, affirme son engagement total envers les principes républicains tels que la laïcité et la neutralité du service public dans le sport. Elle annonce des renforcements de contrôles et la possibilité de fermer des clubs promouvant des idéologies radicales ou séparatistes. De son côté, Marine Le Pen, présidente des députés RN, et Éric Zemmour de Reconquête, se prononcent en faveur d'une loi interdisant le hijab dans le sport. Olivier Marleix, patron des députés LR, raille la position du rapporteur du Conseil d'État et annonce le dépôt d'une proposition de loi pour préserver la neutralité dans les enceintes sportives. Les règles de la Fédération Française de Football interdisent le port de signes ostentatoires d'appartenance religieuse, ce qui pourrait exclure les footballeuses souhaitant porter le voile. Cependant, la législation française sur la neutralité religieuse ne s'applique qu'aux agents de la fonction publique, laissant les fédérations sportives libres d'organiser leurs règles. La Fédération internationale de football (FIFA) a déjà autorisé le voile en compétition internationale depuis 2014.


Lors de l'audience au Conseil d'État, le rapporteur public soutient les hijabeuses, affirmant que la question du voile se pose pour les joueuses de l'équipe de France, mais pas pour les autres joueuses licenciées. Dans la plupart des cas, le Conseil d'État suit son avis. L'avocat de la Fédération française de football estime que cela introduit des revendications communautaires dans le football, tandis que l'avocat de la Ligue du droit international des femmes voit l'offensive de l'islamisme politique derrière la demande des hijabeuses. Pourtant, le collectif nie toute dimension politique, affirmant que leur combat concerne uniquement le sport et son caractère inclusif. Il s'agit d'un mouvement similaire à la polémique sur le burkini dans les piscines municipales de Grenoble, où le conseil d'État avait donné tort à l'association Alliance Citoyenne, à l'origine de cette affaire. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, exprime également ses doutes sur les objectifs réels des hijabeuses, qui bénéficient du soutien d'une cinquantaine de sportifs célèbres. Le Conseil d'État devrait rendre sa décision dans les trois prochaines semaines.

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