top of page

L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Projet de loi sur l'immigration : Gérald Darmanin et la crise de la majorité


Le 11 décembre, l'Assemblée nationale a adopté une motion de rejet préalable du projet de loi sur l'immigration porté par le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron en 2022. Cette décision a constitué un rejet cinglant de l'exécutif par la majorité présidentielle, prenant de court le camp présidentiel. Même le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, ne s'attendait pas à un tel scénario.


Un rejet inattendu

Gérald Darmanin avait du mal à imaginer que les oppositions de droite et de gauche, aux opinions divergentes, puissent voter unanimement en faveur du rejet du projet de loi. Il considérait cela comme une "incohérence absolue". De plus, il trouvait étrange que les députés du parti Les Républicains (LR), qui demandent chaque année un débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale, se privent de cette occasion de faire valoir leur point de vue. Pourtant, à la fin, la motion de rejet préalable a été adoptée.


Le doute et la confusion

Ce résultat a semé le doute et la confusion au sein du camp présidentiel. Avant le vote, les cadres du parti Renaissance étaient confiants, s'attendant à ce que la majorité se mobilise pleinement à l'Assemblée nationale. Ils pensaient que les oppositions devraient être tout aussi mobilisées et que près de trente députés LR devraient voter en faveur de la motion pour qu'elle soit adoptée. Cependant, la réalité a été différente.


La victoire de l'opposition

À la surprise générale, les oppositions ont remporté le vote par 270 voix contre 265. Neuf députés de la majorité ont choisi de ne pas prendre part au vote, scellant le sort du gouvernement.


Gérald Darmanin avait pourtant travaillé dur pour obtenir une majorité en faveur de ce projet de loi considéré comme "difficile". Il avait préparé sa stratégie pendant un an et avait intensifié le débat depuis la rentrée. Malgré ses efforts, il a qualifié le résultat de "échec", pointant du doigt "l'alliance des contraires" et rappelant que "l'opinion publique soutient ce texte".

bottom of page