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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Quand l'horloge électorale s'arrête : une élection présidentielle à la croisée des chemins


La scène politique est en ébullition, avec une tension palpable dans l'air. En effet, le débat autour du report du premier tour des élections présidentielles, prévu initialement pour le 09 novembre 2023, s'annonce tumultueux. À première vue, les acteurs principaux de la scène, le gouvernement et le Collectif des candidats, semblent s'accorder pour maintenir le calendrier électoral. Pourtant, des murmures croissants dans les couloirs du pouvoir suggèrent que le report pourrait bien être inévitable.


La pression montante du temps et de la transparence

L'argument en faveur du report ne tient pas tant à la date elle-même qu'à la qualité de l'élection. Plusieurs voix s'élèvent pour réclamer un processus électoral plus transparent, inclusif, et qui soit accepté par tous. Et il se pourrait que Parfait Onanga-Anyanga, le Représentant spécial des Nations Unies auprès de l'Union Africaine, soit l'artisan de ce changement. Après tout, sa réputation de médiateur n'est plus à faire. Son arrivée prochaine à Tana semble fort opportune, coïncidant avec d'importants événements politiques. Le temps nous dira si cette synchronicité était préméditée ou simplement une heureuse coïncidence.


Chercher la paix dans le dialogue

Onanga-Anyanga, doté d'une expertise solide en matière de négociation, est attendu pour entamer un dialogue entre le gouvernement et l'opposition. Toutefois, un compromis ne doit pas être synonyme de sacrifice constitutionnel. La loi fondamentale stipule clairement le cadre temporel de l'élection présidentielle. Un éventuel report de deux mois enfreindrait ce cadre, remettant en question la légalité de tout le processus.


Les répercussions de la décision

Outre la légalité, un report aurait des implications sur le mandat présidentiel en cours. Si nous considérons l'investiture du président sortant, Andry Rajoelina, en janvier 2019, un report pourrait-il annuler sa démission, rendue nécessaire par sa candidature à la réélection ? Cette question juridique pourrait entraîner des conséquences politiques majeures, et s'ajoute à la complexité du débat.


Le dernier coup de théâtre

Enfin, le Collectif des 11 candidats, composé de figures politiques de premier plan, a jeté un pavé dans la mare. Leur requête, déposée récemment, conteste la vacance présidentielle et demande une reconsidération des fonctions intérimaires. Curieusement, ils semblent faire davantage confiance à la mission des Nations Unies qu'à la Haute Cour Constitutionnelle, dont la crédibilité semble ébranlée par des décisions antérieures jugées contestables.


En conclusion, ce scénario complexe illustre la nature imprévisible de la politique. Chaque décision, chaque murmure a le potentiel de bouleverser la trajectoire d'une nation. Reste à voir si le peuple malgache sera le véritable gagnant, quel que soit l'issue de ce débat.

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