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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Qui est Alberto Otárola ?



Alberto Otárola est né le 12 février 1967 à Huaraz, au Pérou. Ses parents, Saturnino Otárola Cáceres et Olga Peñaranda Mazzini, sont respectivement professeurs et descendent du révolutionnaire italien Giuseppe Mazzini. Il a étudié le droit à l'université de San Martín de Porres à Lima, où il a obtenu son diplôme en 1991 avec une thèse sur le droit international des droits de l'homme et son intégration dans le système constitutionnel péruvien.


Il a également poursuivi ses études avec une maîtrise en sciences politiques et gouvernement, se spécialisant en politique publique et gestion publique à l'université pontificale catholique du Pérou. Il a également suivi des cours de spécialisation interdisciplinaire sur les droits de l'homme à l'Institut interaméricain des droits de l'homme du Costa Rica.


Alberto Otárola a une carrière variée, combinant enseignement et pratique du droit. Il a été conseiller de la Commission spéciale pour l'étude de la violence politique et directeur législatif du Sénat de la République du Pérou dans les années 1988-1992. Il a également occupé le poste d'agent de l'État à la Cour interaméricaine des droits de l'homme sous le gouvernement de Valentin Paniagua en 2001.


En tant qu'enseignant, il a dispensé des cours de droit constitutionnel, de droit du travail, de sciences politiques, de résolution de conflits et de droits fondamentaux dans plusieurs institutions péruviennes, notamment à l'université de Lima, au Collège supérieur de guerre de la marine péruvienne et à l'Académie de la Magistrature du Pérou. Il a également été professeur à l'ESAN. Parallèlement à sa carrière académique, Alberto Otárola est associé fondateur et avocat principal chez Estudio Otárola & Priale Abogados SCRL.


Il a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement péruvien. Sous la présidence d'Alejandro Toledo, il a été conseiller auprès du ministère de la Défense et de la haute direction du ministère pour la restructuration et la réforme des forces armées. Il a ensuite été nommé vice-ministre des Affaires économiques et administratives auprès du ministre de la Défense. Alberto Otárola a également eu une brève incursion dans la politique en tant que candidat au Congrès de la République avec le parti de centre-gauche et social-démocrate Fuerza Social lors des élections générales de 2011, bien qu'il n'ait pas été élu. En août de la même année, il a été nommé vice-ministre de l'Ordre intérieur du ministère de l'Intérieur.


Alberto Otárola a été nommé ministre de la Défense pour la première fois le 10 décembre 2011, sous la présidence d'Ollanta Humala. Son mandat a été marqué par des défis sécuritaires, notamment la lutte contre les groupes terroristes liés au trafic de drogue. Une des actions les plus controversées pendant son mandat a été l'opération Libertad, lancée en réponse à l'enlèvement de 36 travailleurs de la TGP dans la ville de Kepashiato. L'opération a été critiquée pour son bilan humain et les accusations d'abandon de policiers dans la jungle. La motion de censure contre Alberto Otárola et le ministre de l'Intérieur Daniel Lozada a conduit à leur démission en mai 2012.


Sous la présidence de Dina Boluarte, il a été à nouveau nommé ministre de la Défense le 10 décembre 2022. Son mandat a été marqué par une répression violente contre les manifestations, ce qui a conduit à des accusations de génocide et de répression des droits de l'homme.


Le 21 décembre 2022, Alberto Otárola a été nommé président du Conseil des Ministres dans le gouvernement de Dina Boluarte. Sa gestion a été controversée, notamment en raison de sa répression violente des manifestations et des accusations de trafic d'influence. Le 5 mars 2024, suite à des révélations dans la presse concernant des enregistrements audio, Alberto Otárola a annoncé sa démission, niant toute corruption et dénonçant un complot politique contre lui.


La carrière d'Alberto Otárola est marquée par son engagement dans le domaine juridique et politique au Pérou. Ses mandats en tant que ministre de la Défense et président du Conseil des Ministres ont été entachés par des controverses et des accusations, reflétant les défis politiques et sécuritaires auxquels le Pérou est confronté.


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