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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Révolution agricole dans les prisons: le cas d’Ihadilanana


Dans une démarche visant à transformer les prisons en centres de productivité agricole, une convention de partenariat entre le ministère de la Justice et le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a été établie. Cette initiative, matérialisée par la livraison d'intrants agricoles au camp pénal d'Ihadilanana, dans la région Amoron’i Mania, suscite un vif débat sur l'efficacité et l'éthique de cette stratégie.


Le don des intrants agricoles: opportunité ou exploitation déguisée ?

Le camp pénal d'Ihadilanana a reçu un lot significatif d'intrants, incluant des semences et des engrais, ainsi qu'un tracteur pour les travaux agricoles. Bien que présenté comme une mesure visant à assurer la sécurité alimentaire des prisonniers et à les introduire au secteur agricole, certains s'interrogent sur les véritables motivations de cette initiative. Est-ce une opportunité de réhabilitation ou une forme subtile d'exploitation de la main-d'œuvre carcérale ?


Sécurité alimentaire et réinsertion: véritable objectif ou façade ?

L'objectif déclaré du projet est double: garantir la sécurité alimentaire des détenus et leur offrir une perspective de réinsertion économique. Cependant, ce projet, soutenu par le PURPA, le PROJERMO, et le Fonds de Développement Agricole, soulève des questions sur la balance entre l'autosuffisance alimentaire et l'utilisation des détenus comme force de travail bon marché.


Impact potentiel sur les détenus et la communauté

La mise en œuvre de ce programme a le potentiel de transformer la vie des prisonniers, leur fournissant des compétences et une source de revenu. Toutefois, la manière dont ces initiatives sont mises en place, et leur impact réel sur la réhabilitation des détenus et leur réinsertion dans la société, sont des sujets de préoccupation.


Débat ouvert sur les prisons productives

L'initiative d'introduire l'agriculture dans les prisons, telle que mise en œuvre à Ihadilanana, ouvre un débat crucial. Elle questionne les limites entre réhabilitation, autonomie alimentaire et exploitation, tout en examinant les rôles et responsabilités des institutions gouvernementales dans la gestion des prisons. Ce débat souligne la nécessité d'une approche équilibrée et éthique dans l'application de telles initiatives.

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