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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Redéfinir les relations franco-africaines : vers une approche de juste distance


La politique africaine de la France semble être confrontée à une vague de contestations et de changements significatifs. Le rapport rédigé par les députés Bruno Fuchs du MoDem et Michèle Tabarot des Républicains (LR) offre un aperçu des relations franco-africaines actuelles.


Un bilan complexifié

Paris a récemment dû faire face au retrait contraint de ses troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, un événement qui a accentué les discours hostiles à sa politique africaine. Les opinions semblent de plus en plus réceptives à ces discours et de nouveaux acteurs remettent en question les positions françaises, jusque-là perçues comme solidement établies.


Clarté et cohérence

Face à cette dynamique complexe, les députés suggèrent une approche plus claire et cohérente dans les actions et les discours de la France envers le continent africain. Ils plaident pour une "juste distance" dans les relations entre la France et les nations africaines. Interrogé à ce sujet, Bruno Fuchs explique cette notion comme étant la nécessité de se départir d'une vision missionnaire et moralisatrice.


Évolution de l'approche

Fuchs souligne la nécessité de quitter une posture moralisatrice, souvent perçue comme un obstacle à des relations apaisées avec les pays africains. Il met en avant un modèle de société fondé sur la démocratie, le respect de l'État de droit et des libertés publiques. Cependant, il soulève une question fondamentale : pourquoi adopter une attitude différente envers certains pays et pas envers d'autres ? Pour lui, la cohérence de l'approche de la France dans ses relations internationales est essentielle.


Vers une cohérence d'approche

Il insiste sur l'importance d'une cohérence dans la diplomatie française, évoquant le cas de la République Démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale ou encore de la Côte d'Ivoire. La France, selon lui, doit reconsidérer sa posture pour éviter des discordances flagrantes entre ses valeurs et ses actions.


Ce rapport des députés soulève ainsi des questions cruciales sur les relations franco-africaines, remettant en question la posture historique de la France et appelant à une réévaluation de son positionnement et de ses actions sur le continent africain.

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