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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Remaniement ministériel à Madagascar : abrogation de quatre hauts fonctionnaires

Le Conseil des ministres a abrogé quatre hauts fonctionnaires engagés dans les élections législatives, marquant un remaniement important dans l'exécutif malgache.



La réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Madagascar a abouti à la décision d'abroger quatre hauts fonctionnaires, candidats aux prochaines élections législatives. Parmi eux figurent Andriamanantena Razafiharison, Roberto Tinoka et Raby Savatsarah, membres de la plateforme présidentielle IRMAR. Cette décision souligne l'incompatibilité perçue entre leurs mandats actuels et leur participation active aux élections.


La fin de mandat de Razafiharison

Andriamanantena Razafiharison, ancien ministre de l'Enseignement Supérieur et président de l'Université de Tuléar, a vu son mandat universitaire révoqué après s'être engagé comme candidat dans le district d'Ampanihy Ouest pour le compte de la plateforme IRMAR. Son double rôle en tant que représentant de l'université et candidat politique a été jugé incompatible par l'exécutif, laissant la place à un successeur encore indéterminé. Sa révocation marque une volonté de séparation claire entre la sphère académique et politique.


Tinoka confronté à l'opposition

Roberto Tinoka, ex-consul général de Madagascar à La Réunion, a également été démis de ses fonctions en raison de sa candidature pour IRMAR à Tuléar I. Son engagement politique avait déjà suscité des critiques de l'opposition, qui demandait son abrogation dès l'annonce de sa candidature. Tinoka, également secrétaire national du parti TGV, a finalement été révoqué le jour de l'ouverture de la campagne électorale.


Savatsarah, la magistrate révoquée

Raby Savatsarah, ex-secrétaire générale du ministère de la Justice, a été abrogée de ses fonctions après sa candidature sous les couleurs d'IRMAR à Farafangana. Sa démission volontaire présentée au ministre de la Justice a ouvert la voie à une révocation officielle. Son départ souligne la difficulté de concilier l'engagement politique avec une position dans le système judiciaire.


Administrateurs civils et magistrats en course

Kearon Idealson, magistrat de l'ordre administratif, a quitté son poste pour se présenter dans le district d'Ampanihy Ouest. Il affrontera d'autres fonctionnaires, comme l'administrateur civil Paolo Emilio Raholinarivo, ancien directeur des études au Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes, qui brigue un siège en tant qu'indépendant dans le 1er arrondissement de la capitale.


Des départs volontaires

Selon les informations fournies par la présidence, ces révocations découlent des démissions volontaires des hauts fonctionnaires souhaitant s'engager pleinement dans la course électorale. Parmi eux se trouvent des directeurs régionaux des ministères de la Santé publique, du Transport et de la Météorologie, de la Population, ainsi que le directeur des ressources humaines du ministère de la Population. Le Conseil des ministres a officialisé leur révocation en conformité avec leur désir d'explorer la sphère politique.


Ce remaniement, survenant au début de la campagne législative, reflète les enjeux et les équilibres délicats entre les fonctions publiques et les ambitions politiques. En abrogeant ces fonctionnaires, le Conseil des ministres a tracé une ligne nette entre la bureaucratie et l'arène électorale, réaffirmant ainsi son engagement pour une administration publique indépendante des influences partisanes.

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