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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Tensions pré-électorales à Madagascar: collectif des candidats versus État


Alors que l'horloge électorale continue de tic-tac, un face-à-face intense se dessine à Madagascar entre le collectif des candidats à la présidentielle et les autorités étatiques. Les candidats, unis dans leur méfiance envers le processus électoral, se tiennent fermement contre le gouvernement, exigeant une réévaluation de l'impartialité et de la légitimité des structures électorales, mettant ainsi en doute l'intégrité de la prochaine élection.

Réunions secrètes et manœuvres stratégiques: un front uni

Dans une série de réunions, la dernière en date à l’Hôtel du Louvre, des figures emblématiques de la politique malgache telles que Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, ainsi que d'autres candidats de poids, ont formé un front uni. Leurs discussions, bien que gardées sous silence, signalent une préparation stratégique pour contester la détermination du gouvernement à tenir les élections comme prévu, malgré les inquiétudes criantes concernant l'équité du processus.

Un gouvernement implacable: financement et logistique en mouvement

En réponse, le gouvernement, sous la houlette du Premier ministre Christian Ntsay, semble ignorer les appels à la prudence, injectant une somme substantielle dans la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour assurer la logistique électorale. L'acquisition de nouveaux véhicules et le financement des initiatives de sensibilisation des électeurs indiquent une marche inébranlable vers les urnes, malgré les protestations.

Une campagne électorale ou un combat pour la légitimité

Le refus du collectif des candidats de participer à la campagne électorale, couplé à des demandes d'annulation ou de report, témoigne de la profondeur de la crise de légitimité. Même ceux qui semblent prêts à participer, comme Siteny Randrianasoloniako, le font sous le spectre du soutien aux revendications collectives, plutôt que dans le cadre d'une véritable course électorale.

L’ombre de l'article 47: force majeure ou échappatoire stratégique

Dans un tournant intrigant, le recours potentiel à l'article 47 de la Constitution par le candidat Andry Raobelina, invoquant une "force majeure" pour éviter la campagne, ajoute une couche d'incertitude. Alors que les candidats expriment leur volonté d'annuler le premier tour, ce geste pourrait-il être une manoeuvre pour gagner du temps ou un signe de crises plus profondes au sein du camp électoral?

Vers une crise de confiance nationale

La saga actuelle dépasse le cadre des préparatifs électoraux pour toucher le cœur même de la confiance dans les institutions démocratiques de Madagascar. Avec un gouvernement apparemment sourd aux préoccupations de partialité et un collectif de candidats déterminé à freiner un train électoral jugé défectueux, le pays se trouve à la croisée des chemins. La résolution de cette impasse exigera plus qu'une logistique électorale; elle nécessitera un rétablissement de la confiance dans le système même qui sous-tend la démocratie du pays.


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