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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

TIM : Ny Riana Randriamasinoro condamné à 2 ans de prison avec sursis


Le verdict récemment rendu par le tribunal correctionnel d'Antananarivo, condamnant Ny Riana Randriamasinoro, secrétaire général du parti Tiako i Madagasikara (TIM), à deux ans de prison avec sursis, a suscité un débat politique intense au sein de la société malagasy. Cette décision fait suite à l'accusation selon laquelle Randriamasinoro aurait participé à une manifestation sans autorisation, ayant été interpellé lors du mouvement du Collectif des candidats à Analakely.


Le soupçon d'autoritarisme

L'arrestation et la garde à vue prolongée de ce jeune politicien ont soulevé de nombreuses questions au sein de la classe politique malagasy. Pour certains observateurs, cette affaire met en lumière l'autoritarisme du régime en place et le manque de démocratie dans le pays. En effet, la manifestation à laquelle Ny Riana Randriamasinoro a pris part était considérée comme un mouvement démocratique pacifique. Cette condamnation apparaît ainsi comme une mesure disproportionnée.


De plus, l'inégalité de traitement entre les participants à ce mouvement interpelle. Plusieurs personnes ayant également pris part à la manifestation n'ont pas subi les mêmes conséquences que ce jeune politicien. Cette disparité renforce les soupçons quant à la nature arbitraire de la détention de Randriamasinoro.


Réactions au sein du parti TIM

Au sein du parti TIM, cette affaire a suscité l'indignation. Fidèle Razara Pierre, journaliste-député TIM élu à Ambatondrazaka, a vivement critiqué la détention de Ny Riana Randriamasinoro, la qualifiant d'arbitraire. De nombreux juristes estiment que la peine avec sursis prononcée ne justifie pas les dix jours de garde à vue, qui semblent excessifs compte tenu de la nature présumée mineure du délit.


Le député Fetra Ralambozafimbololona, également membre du parti TIM, connaîtra bientôt son sort. Arrêté dans le cadre de la même manifestation, il est accusé d'avoir incité la population à une manifestation illégale. Sa période de garde à vue a été de dix jours avant qu'il ne soit libéré et placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès.


Contestation sur l'immunité parlementaire

Les avocats de Fetra Ralambozafimbololona ont soulevé une question d'inconstitutionnalité dans cette affaire. Ils font valoir que le député du TIM, élu du 5e arrondissement de la capitale, bénéficie de l'immunité parlementaire. De plus, ils rappellent l'existence de procédures spécifiques en période de session parlementaire pour l'arrestation d'un député. Toutefois, le tribunal a décidé de poursuivre le procès tout en réservant sa décision finale sur cette question.


Le parti TIM dans le viseur de la justice

Le parti TIM est depuis plusieurs années sous le feu des projecteurs de la justice et des forces de l'ordre. L'ancien président Marc Ravalomanana a lui-même été victime d'intimidation à plusieurs reprises depuis son retour sur la scène politique, notamment lors de l'annonce de sa candidature à la présidentielle. Lors de cette élection, il a obtenu plus de 10% des suffrages exprimés sans avoir mené de campagne électorale.


Cette affaire met en évidence les tensions politiques en cours à Madagascar et soulève des questions sur le respect des droits civils et politiques dans le pays. Les critiques affirment que de telles actions à l'encontre de membres de l'opposition nuisent à la démocratie et à l'état de droit. Le débat politique sur cette affaire est donc loin d'être clos, et elle continue de susciter des réactions passionnées au sein de la société malagasy.

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