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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Trafic d'espèces : 200 tortues saisies par la gendarmerie à Mahitsy

Les trafics d'espèces protégées continuent de faire des ravages à Madagascar, avec la découverte récente de 200 tortues par la gendarmerie nationale.



Les tortues endémiques de Madagascar, prisées par les trafiquants nationaux et internationaux, subissent un braconnage intensif. Récemment, 200 tortues ont été saisies par la gendarmerie à Mahitsy, soulignant l'ampleur du problème.


Une saisie révélatrice à Mahitsy

Le 16 juin dernier, la gendarmerie nationale a découvert deux cent tortues empaquetées dans des sachets dans le fokontany d’Ambohimandray, commune de Mahitsy. Cette saisie intervient alors que les cas de trafics d’espèces protégées se multiplient. Parmi les tortues trouvées, cinquante ont malheureusement succombé. Cette découverte met en lumière les défis croissants en matière de conservation de l’environnement à Madagascar.


La situation alarmante des espèces protégées

Le Pr Jonah Ratsimbazafy, président du Groupe d’Experts et de Recherche sur les Primates (GERP) et de l’International Primatological Society, a déclaré que la conservation de l’environnement à Madagascar traverse une période critique. Les trafics d’espèces protégées, en hausse constante, constituent une menace majeure pour la biodiversité. Cette situation critique est exacerbée par les récentes découvertes et saisies, comme celle des tortues à Mahitsy.


Efforts internationaux pour la conservation

En réponse à cette crise, Madagascar collabore avec des acteurs internationaux pour rapatrier les lémuriens et tortues appréhendés en Thaïlande. Parallèlement, des négociations sont en cours entre le gouvernement malgache et celui des Comores pour rapatrier quatre cents tortues saisies aux Comores il y a une semaine. Ces efforts montrent l'engagement des autorités à lutter contre le trafic d'espèces protégées et à protéger la biodiversité unique de Madagascar.


Injustice et réseaux de trafiquants

Les acteurs de la conservation s’accordent à dire que les réseaux de trafiquants sont souvent soutenus par des personnalités influentes, surnommées les "gros bonnets". Chaque saisie d’espèces protégées déclenche des enquêtes, mais les véritables responsables restent souvent intouchables. Un exemple récent est l’implication d’une députée dans le transport illégal de bois précieux, où seul le conducteur du véhicule a été puni, illustrant l'inégalité devant la loi.


L'appel à une action renforcée

Face à ces défis, il est crucial de renforcer les efforts de conservation et de lutter contre l’impunité des "gros bonnets". Les autorités malgaches doivent intensifier les enquêtes et appliquer des sanctions exemplaires pour dissuader les trafiquants. La communauté internationale doit également continuer à soutenir Madagascar dans la protection de ses espèces endémiques.


La voie à suivre pour la conservation

Pour préserver la biodiversité malgache, une approche holistique est nécessaire. Cela inclut l’éducation des communautés locales sur l’importance de la conservation, le renforcement des lois sur la protection des espèces et la coopération internationale pour combattre le trafic d’espèces protégées. Seule une action concertée peut garantir la survie des espèces endémiques de Madagascar pour les générations futures.


En conclusion, la saisie des 200 tortues à Mahitsy est un rappel poignant de la nécessité de redoubler d’efforts pour lutter contre le trafic d’espèces protégées. La protection de la biodiversité malgache est une responsabilité partagée qui nécessite une vigilance constante et une action déterminée.

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