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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Turbulences politiques à Madagascar: démissions et présidentielles 100% masculines


Les récents événements politiques à Madagascar, incluant la démission du président Andry Rajoelina et la renonciation du président du Sénat à exercer les fonctions de chef de l'État par intérim, soulèvent des questions sur la stabilité et la direction future de ce pays de l'océan Indien. Le Premier ministre Christian Ntsay émerge comme l'homme fort de l'exécutif, avec un gouvernement collégial en place, mettant de côté toute notion de succession présidentielle classique.


La situation est d'autant plus complexe que 13 candidats ont été validés pour les prochaines élections présidentielles, et aucun d'entre eux n'est une femme. Cette situation génère des questions sur la représentativité et l'équité dans la politique malgache.


Un gouvernement collégial: nouvel ordre ou chaos?

La démission de Rajoelina et la renonciation du président du Sénat à ses fonctions de chef de l'État par intérim sont surprenantes. Elles indiquent peut-être des tensions sous-jacentes ou des incertitudes dans le paysage politique malgache. Avec la mise en place d'un gouvernement collégial, dirigé par le Premier ministre Ntsay, une nouvelle ère de la gouvernance collective est peut-être en cours. Cependant, cette formule peut également créer un terrain propice aux conflits internes, et soulever des questions sur l'efficacité d'une telle structure en période de crise.


L'absence totale de femmes dans la course présidentielle

Les questions de genre ne sont pas en reste. Le fait que la Haute Cour Constitutionnelle ait validé 13 candidatures masculines pour les prochaines élections présidentielles est un symptôme d'une sous-représentation féminine en politique. Cette absence totale de femmes dans la course présidentielle pourrait nourrir un débat sur le rôle du genre dans la politique malgache et la nécessité de réformes pour assurer une meilleure représentativité des femmes.


Invalidation et polémiques: l'ombre des présidentielles

La décision de la Haute Cour Constitutionnelle d'invalider 15 autres candidatures, pour des raisons allant de pièces manquantes au défaut de paiement de la caution électorale, souligne la rigueur, mais aussi peut-être l'inflexibilité, du système électoral. D'autre part, l'approbation de la candidature d'Andry Rajoelina, malgré des contestations, montre que le système judiciaire reste un acteur clé, mais parfois controversé, de la vie politique malgache.


L'avenir incertain

En somme, la scène politique malgache est actuellement marquée par des bouleversements et des incertitudes. La gouvernance collégiale, la sous-représentation des femmes et les controverses entourant les élections présidentielles forment un cocktail potentiellement explosif. Le pays se trouve à un carrefour, où les décisions prises aujourd'hui façonneront non seulement la prochaine élection, mais aussi le visage de la démocratie à Madagascar pour les années à venir.

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